21 décembre 2012

Engagement tenu

Elle figurait en tête de liste des 60 engagements du candidat François Hollande : la Banque Publique d’Investissement (BPI) vient de recevoir le feu vert du Parlement.

Dotée d’un fonds de 40 milliards, la BPI doit démarrer ses activités début 2013 avec pour mission de soutenir et stimuler l’activité économique partout dans le pays. Avec un ancrage fort dans les territoires la BPI  mise sur l’essor économique local.

Pratiquement, la BPI réunira dans chaque région et sous un guichet unique, les services qui ont vocation à accompagner les entreprises tout au long de leur développement, dans leur recherche de financements et pour leurs projets d’innovation.

Les PME-PMI comme les TPE devraient trouver là un soutien précieux tant on sait, je le déplore souvent, que les entreprises éprouvent de plus en plus de difficultés aujourd’hui à se financer, et que trop de bonnes idées ne voient jamais le jour parce que l’on a pas donné leur chance à des entreprises de les développer.

La compétitivité de nos  entreprises est notre talon d’Achille et nous avons perdu ces dernières années beaucoup de terrain face à nos concurrents. La bataille n’est évidemment pas perdue, notre pays ne manque ni d’intelligences, ni de talents. Mais pour retrouver notre place dans une économie hyperconcurrentielle, il faut en passer par l’innovation.

C’est le sens de l’action que je mène aussi bien comme maire de Tourcoing qu’à la communauté urbaine, lorsque je m’attache à faire que notre ville, notre métropole au travers de « L’Imaginarium » par exemple ou encore du CETI attire, stimule les industries créatives et la recherche industrielle. J’y consacre de l’énergie pour la bonne raison que les emplois de demain sont là.

Je sais bien que la violence de cette crise économique qui s’éternise épuise, et que chacun est absorbé, préoccupé avant tout par le quotidien. Pourtant, en particulier pour notre jeunesse, nous n’avons pas le droit de rater le coche de l’innovation.

Rien n’est gagné bien sûr, il nous reste beaucoup à faire, beaucoup à réussir mais ce qui s’est mis en mouvement et qui a marqué 2012, est un encouragement qui me renforce encore dans ma détermination à faire de Tourcoing une ville bien armée pour relever les défis d’une économie dans laquelle la matière grise alliée à l’efficacité industrielle seront des atouts décisifs.

21 novembre 2012

L’Union poursuit sa croissance

L’inauguration, hier, d’une antenne de l’Institut du monde arabe à Tourcoing dans le quartier de l’Union marque à plus d’un titre une étape importante dans le développement de ce qui était, il y a quelques années à peine, une immense friche industrielle qui se cherchait un avenir.

Après le CETI  au mois d’octobre, L’Union  démontre sa vocation de terre fertile en beaux projets, des projets qui, au fur et à mesure de leur éclosion, dessinent les contours d’un quartier audacieux, harmonieux qui décloisonne les genres et les fonctions, où les flux de l’économie, de la production, ne court-circuitent pas ceux de la culture, de la créativité mais bien au contraire les invitent à la rencontre et au dialogue. Pour s’en convaincre, il suffit, par exemple, de tourner son regard tout à côté, vers le Fresnoy, la Plaine Images et son Imaginarium qui sont autant de lieux qui s’approprient les technologies, les détournent même pour reculer les limites du possible, pour mieux explorer les territoires du sensible.

Il faut saluer ici l’intuition de Daniel Percheron, président du Conseil régional qui a été le premier artisan de la venue de L’IMA à Tourcoing.

L’IMA est avant tout un moyen privilégié de jeter des ponts entre les cultures et les hommes. C’est la possibilité offerte d’ouvrir davantage encore les voies de la connaissance et des arts pour que nous en goûtions tous les plaisirs et toutes les richesses.

L’IMA apportera donc une contribution précieuse au dialogue interculturel, un dialogue inspiré par la curiosité, par l’envie de découvertes qui sont les meilleurs remparts contre les préjugés de toute nature. Et à ce propos, je vous invite à découvrir gratuitement l’exposition « Qantara »  qui ouvre ses portes aujourd’hui.

12 octobre 2012

Une inauguration en forme de renaissance

C’est avec une énorme émotion que j’ai inauguré voilà deux jours le Centre européen des textiles innovants.

Emotion en pensant aux ouvriers du textile qui ont tant fait pour la prospérité de notre région des décennies durant, et qui ont vu s’effondrer une industrie et avec elle les savoir-faire, les tours de main, les gestes qui faisaient leur fierté notre renommée et notre richesse. Le CETI n’aurait certainement pas vu le jour si ces femmes et ces hommes n’avaient marqué si intensément de leur empreinte notre territoire.

Il faut ici saluer Jean-Pierre Balduyck qui fut parmi les tout premiers à imaginer ce que beaucoup croyaient impensable. C'est-à-dire qu’une renaissance par le textile fut possible ici même sur un territoire où le seul fait de prononcer les mots peignage, tissage, teinture… remuait une nostalgie douloureuse.

C’est donc un véritable retournement de l’histoire que consacre le CETI  car le textile est bel et bien de retour dans notre ville, dans notre région.

Le CETI représente un investissement d’environ 40 millions d’€ et il est armé pour jouer les premiers rôles en concentrant des équipements de très haute technologie. On considère en effet qu’il n’y a pas plus de deux ou trois équipements comparables dans le monde. Le CETI en rassemblant ateliers et aussi laboratoires, se consacrera à la découverte de nouveaux matériaux, de nouvelles molécules qu’il s’appliquera à traduire en procédés de fabrication industrielle. Les potentialités de ce marché sont énormes car les textiles innovants concernent de très nombreuses filières : santé, aéronautique, mode automobile, etc.

Le CETI est incontestablement une étape majeure dans la transformation de notre territoire. Il réaffirme le choix déterminé opéré par notre ville, notre métropole, notre région de s’engager sur la voie des industries créatives.

Car le CETI même s’il concentre des moyens techniques, humains, financiers exceptionnels et des ambitions à leurs mesures, le CETI ne résume pas à lui seul notre ambition.

Derrière l’arbre massif, imposant du CETI, poussent et s’enracinent les industries créatives qui se déploient dans leur diversité. Il en est ainsi du design, design textile bien sûr, mais aussi design urbain et design industriel. On peut aussi rappeler que là encore dans le quartier de L’Union, prospèrent la Plaine Images et son Imaginarium qui connaissent une croissance d’autant plus remarquable qu’elle se manifeste dans un contexte économique très difficile.

Voilà qui nous renforce dans notre détermination à mobiliser les intelligences, les imaginations, les talents, les énergies pour amplifier ce mouvement qui est d’abord, à nos yeux, le plus sûr moyen d’aller de l’avant et de nous façonner un nouveau destin.

 Je vous donne rendez vous ce dimanche 14 octobre dans le quartier de L’Union pour une journée au cours de laquelle le CETI vous ouvrira grandes ses portes