30 juin 2008

Un autre temps

Je suis assez étonné que la réaction après les déclarations du Président sur le choix des responsables de la télévision publique ne soit pas plus  vive. Car c'est un retour en arrière considérable et cela démontre la vraie nature du régime dans lequel nous vivons. Nous ne sommes dans une dictature mais dans un régime d'un autre temps. Tout n'a pas été réussi mais depuis 1981, il y a toujours eu une volonté, au moins dans la forme, de protéger un certain pluralisme et une indépendance des grands médias. Là, non seulement les médias privés sont dirigés par les amis, mais on va aussi mettre directement la télé publique sous le joug du pouvoir présidentiel. Où est le temps où le même Sarkozy dénonçait les nominations par le président d'un certain nombre de hauts fonctionnaires ? Notre président continue d'être sanctionné par l'opinion. Dans cette mauvaise posture, il imagine sans doute reprendre la main avec des télés à sa main ? Cela n'empêchera pas le peuple de savoir ce qu'il vit : plus d'inégalités, une économie en panne, une croissance molle, des logements inaccessibles pour les travilleurs... J'espère que tous les démocrates sauront se mobiliser pour faire  reculer sur ce sujet  les intentions du président. On n'est plus dans les années soixante ! 

11 septembre 2007

Quand la réalité prend le dessus sur la communication

37775b7c454d18fe47f912790c19d7a7.jpgJe suis beaucoup sollicité en ce moment par des habitants qui souffrent de problèmes d'insécurité dans leur vie quotidienne. Je crois qu'ils commencent à comprendre que l'esbrouffe de Sarkozy ou des élus locaux qui le soutiennent ne changent rien ; au contraire pendant ce temps là, il y a une baisse des moyens dans nos villes, pour nos quartiers. Je redis ici que la suppression du poste de commissaire  à Tourcoing et la centralisation à Lille  est un mauvais coup porté à notre population. De la même manière, il est inadmissible que le budget de l'Etat proposé pour l'an prochain affiche une baisse de moyens pour la police nationale. Et on voit se développer à Paris des scènes de violences incroyables.

L'heure est venue de demander des comptes. Les mots, les images, l'expression intéressée de la compassion ne suffisent plus. Ce n'est pas d'agitation dont on a besoin mais d'action.

Je ne laisserai à personne le sujet de la sécurité dans ma ville. Les élus de droite ont une immense responsabilité dans la situaton que nous connaissons : moins de policiers, plus aucune police de proximité, la centralisation à Lille des principaux moyens et des lois en pagaille inappliquées. C'est comme si on faisait toujours les gros yeux aux enfants sans jamais passer à l'action et en promettant toujours que la sanction sera pire !!! Et il ne suffira pas à certains de faire croire que tout cela est de la responsabilité du maire pour fuir leur prpore responsabilité... Qu'elles sont loin les grandes promesses de 2002 !

 

16 août 2007

Danger sur la réorganisation de la police

Le Nord est un département qui manque de fonctionnaires d'Etat et notamment de policiers. La Ministre de l'Intérieur, comme son prédécesseur, a beau répéter que les effectifs tourquennois sont conformes, il n’en reste pas moins que la Police n’est pas assez présente à Tourcoing, faute de moyens suffisants.

Alors que la Ministre dit disposer de 408 policiers à l’effectif théorique, la réalité est malheureusement plus proche de 380 pour la circonscription de Tourcoing (Tourcoing, Neuville-en-Ferrain, Halluin, Bondues, Mouvaux, Roncq, Bousbecque).

Après avoir abandonné la police de proximité, le président Sarkozy poursuit le démantèlement de la Police sous prétexte de réorganisation. La création du district de police Lille Agglomération n’est évidemment pas favorable au développement d’une police qui connaît le terrain.

Cette nouvelle organisation et le manque d’effectifs ne faciliteront pas non plus la réactivité. Comme le disait un syndicaliste d’Alliance : " A présent, on est obligé de faire un tri dans les interventions "… quitte à être absent sur des cas qui auraient nécessité une présence policière. Je trouve cela tout à fait anormal. Comment le sentiment d’insécurité reculera-t-il si la police ne répond plus ? Comment la délinquance reculera-t-elle (vraiment) si la police n'a pas les moyens d'être sur le terrain ?

 Sur ces sujets, comme sur tant d'autres, le gouvernement et ceux qui le soutiennent, prennent les gens pour des imbéciles.

Une excellente analyse de l'impasse économique dans laquelle se trouve la France

Les chiffres tombent et résonnent comme le signal du retour sur terre de nos dirigeants : croissance en berne, commerce extérieur dont le déficit s'aggrave, déficit abyssal de la sécurité sociale... C'est le résultat de la politique suivie depuis des années par Sarkozy qui, qu'il le veuille ou non, est comptable de l'action des gouvernements auxquels il a participé et comme chef du parti majoritaire. Et puis, il y a les mesures qui ont été prises cet été, qui vont coûter très cher à la France pour ne profiter qu'à quelques uns. Il y a surtout une énorme erreur de diagnostic des probèmes économiques de la France : les problèmes se situent moins au niveau de la consommation (que les mesures fiscales sont censées renforcer) qu'au niveau de l'état de notre "appareil national de production". Si les Français consomment plus et achètent plus de produits fabriqués à l'étranger, nous continuerons à ne pas sortir de l'impasse économique actuelle. Malheureusement, la précipitation à agir pour soigner la clientèle présidentielle nous privera des moyens indispensables pour prendre les vraies mesures du renouveau économique français.

A lire, l'excellent article de Frédéric Lemaître dans la rubrique Opinion du Monde du 15 Août : Quand l'économie rattrape Sarkozy  http://www.lemonde.fr

18 mai 2007

J'étais avant-hier avec Martin Hirsch...

medium_Hirsch_Martin.jpgOn vient d'annoncer la composition du gouvernement. Je continue d'être étonné par cette façon de faire : ces femmes et ces hommes venus du centre ou de la gauche ne sont pas solidaires du projet politique de Sarkozy puisqu'ils se sont employés pendant des mois à le combattre. Alors que vont-ils faire ? Comment vont-ils s'y prendre ? J'attends de voir. Cela ressemble plus à une manoeuvre de déstabilisation de la gauche et du centre en vue des législatives. A moins que déjà, Sarkozy ne renonce à mettre en oeuvre son projet ?

Parmi ces personnes, il y en a une que je connais personnellement : Martin Hirsch, président de la Fondation Emmaüs. J'ai parlé de lui à plusieurs reprises sur ce blog. J'étais avec lui avant hier et nous avons parlé de tout cela. Il m'a dit qu'il ne voulait pas être ministre. Effectivement, il ne l'est pas. Pour autant, il entre quand même dans le dispositif gouvernemental de Sarkozy. Je lui ai parlé des termes extrêmement durs que Sarkozy employait pour dénoncer les "assistés", pointés du doigt comme une population dangereuse et ennemie des travailleurs... Il a fait son choix. Je souhaite qu'il ait vraiment les moyens dont il m'a parlé et qu'il ne soit pas un instrument au service d'un projet qui me paraît tourner le dos aux valeurs qu'il défend lui-même. On sera vite fixé.

09 mai 2007

Tout est résumé

medium_Le_nouveau_president_sur_un_yacht.jpgQue le nouveau Président se repose et prenne un peu de recul avant sa prise de fonction, il n'y a rien d'anormal. Mais c'est dans la manière de le faire, que se trouve le problème. Et ce premier acte résume bien à qui on a à faire. La France, tant vantée ces dernières semaines, ne contient-elle pas suffisamment de lieux où se ressourcer ? Et faut-il mettre ainsi sous le nez des Français la richesse des amis : voyage en jet privé pris en charge par un ami milliardaire, séjour sur un yacht luxueux mis à disposition par ce même ami...Les Français qui se lèvent tôt ne sont pas ses amis. Tout cela est finalement assez anecdotique et ne vaut pas qu'on s'y attarde trop mais c'est révélateur du personnage qui n'est pas un ami du peuple. On le verra bientôt plus concrètement.

03 mai 2007

Lettre à Valérie Letard sénatrice UDF que j'apprécie

medium_Valerie_Letard_.jpgValérie,

 

J’ai appris que tu appelais à voter Nicolas SARKOZY. Comment est-ce possible ?

 

Je me souviens de nombreux échanges que nous avons eus ensemble : sur les minima sociaux, sur le RMA, sur les contrats d’avenir, sur beaucoup d’autres sujets. Je me souviens de discussions aux lendemains des émeutes de novembre 2005 (qui était Ministre de l’Intérieur ?), sur la situation dans nos quartiers, la suppression de moyens aux associations ou dans les écoles. Je me souviens de tes positions au Conseil Régional sur un certain nombre d’enjeux majeurs.

 

Alors je ne te comprends pas. Je ne comprends vraiment pas. Au moment du grand choix, tu renonces à faire le grand pas. C’est vrai, ce n’est pas facile de faire bouger les lignes. Mais dans les moments cruciaux, ne doit-on pas mettre ses valeurs au-dessus de tout calcul politicien ? Il faut du cran, du courage, et j’ai toujours pensé que tu en avais.

 

Vraiment que penses-tu des théories génétiques de la délinquance ?

Du bouclier fiscal qui va protéger les plus grosses fortunes ?

De l’immigration agitée comme un chiffon rouge devant l’électorat du Front National ?

Du recul promis dans l’accès à la santé ?

 

Rien dans le projet de Nicolas SARKOZY ne croise les valeurs fondamentales de la démocratie sociale.

 

Il me reste un peu de naïveté pour penser qu’au bout du compte, tu choisiras d’être fidèle aux valeurs auxquelles tu fais souvent référence.

 

Je n’exprime pas ici de déception ; chacun est libre de son choix, mais une authentique incompréhension. Souviens-toi du jour où nous avions parlé de l’audace qu’il faudrait aux uns et aux autres pour bousculer le paysage politique. Ce moment est venu.

 

Je te prie de croire, Valérie, en l’assurance de mes salutations distinguées.

24 avril 2007

Pour la première fois de ma vie d'électeur, j'ai peur pour mon pays

medium_pantheon.jpgSi Sarkozy a fait le score qu'il a fait, c'est en payant le prix fort : celui d'une dérive constante vers la droite extrême. Il  a réussi, il faut savoir le reconnaître. Mais il s'est aussi enfermé dans un camp qui l'isole maintenant de tous les autres. Dès hier, nous avons lancé l'offensive pour remporter le second tour. Et je crois que nous avons toutes nos chances. Pourquoi ?

D'abord parce que les valeurs que Sarkozy défend ne sont pas celles auxquelles les démocrates sociaux sont attachés. Je pense que nous avons plus de points communs, sur le fond des choses, avec les électeurs de François Bayrou qu'eux avec Sarkozy : l'Atlantisme, une vision communautariste de la société, l'agitation des peurs pour asseoir le pouvoir, la confusion des pouvoirs politiques et médiatiques sans parler de certitudes génétiques pour expliquer certaines formes de comportements... tout cela fait penser à Berlusconi qui s'était d'ailleurs allié avec l'ancien parti fasciste.

D'autre part, nous allons exliquer aux électeurs des milieux populaires que leur intérêt n'est jamais avec la droite. Je le redis ici une nouvelle fois : Sarkozy n'aime pas le peuple : les ouvriers, il les a interdit de séjour dans sa ville où il n'y a que 2% de logements sociaux (la loi en prévoit 20% !!!). Il veut supprimer encore des enseignants dans nos écoles, des infirmières dans nos hôpitaux, rendre plus chère la santé...

Et quand, il veut faire croire qu'il a un coeur à gauche, il fait appel à des traîtres (il s'y connait assez en la matière). Quelle pitié de voir Eric Besson retourner sa veste en 3 mois (lui qui avait fait un pamphlet -mauvais d'ailleurs- anti Sarkozy) ou Bernard Tapie plaider pour Sarkozy... C'est vrai que pendant l'entre deux-guerres, il y a eu ainsi des traitres, assoiffés de pouvoir, prêts à tout. Mais il y a aussi eu Léon Blum, Brossolette ou Mandel : des résistants, des vrais. Ceux qui sont aujourd'hui dans notre Panthéon. Jamais les traitres n'y sont.

10 avril 2007

Cela fait froid dans le dos

medium_Sarkozy_et_l_eugenisme.2.jpgLa France, cette patrie de l'intelligence, de la démocratie, des droits de l'homme. Notre pays qui a su résister à la pire des idéologies totalitaires. Notre nation qui a éclairé le monde entier. Notre France peut-elle se livrer à un homme qui, en quelques semaines, cite Jaurès, agite l'immigration comme péril de l'identité nationale, refuse toute confrontation avec le vrai peuple et termine par des thèses génétiques pour expliquer la pédophilie ou le suicide !!!!

Oui, ça fait peur. Parce que l'on se dit que "tout est vraiment possible", qu'il n'y a plus de limite. Demain, on expliquera à des parents que leur enfant est génétiquement mauvais pour la société ? Et ensuite ? Quelle est l'étape qui suit dans ce raisonnement ? On l'enferme tout de suite ? Ou pire ???? L'histoire a connu des épisodes où certains, raisonnant de la sorte, finissaient par proposer des solutions définitives.

Et nos fameux "intellectuels", Glucsman et  compagnie, ils en pensent quoi ? Seront-ils silencieux comme ils l'ont si souvent reproché à leurs prédécesseurs des années 30 ? Ou à ceux qui avaient une complicité coupable avec le totalitarisme soviétique ?

 

06 avril 2007

Nicolas SARKOZY n'est pas courageux et refuse le débat

medium_royal2007.jpgA y regarder de plus près, Nicolas SARKOZY n'est pas celui qui ose vraiment. Sa manière, c'est la provocation et l'insulte, à l'image de certaines personnes qu'il dénonce comme des délinquants.

Nicolas SARKOZY n'est pas courageux. Il n'ose plus mettre les pieds en banlieue après y avoir mis le feu sans pour autant avoir changer la vie des milliers d'habitants qui y résident.

Nicolas SARKOZY n'a même pas le courage de débattre avec de simples habitants de la Croix-Rousse à Lyon. Il a annulé son déplacement au dernier moment parce que quelques dizaines de manifestants étaient venus lui dire qu'il incarne à leurs yeux les pouvoirs de l'argent et l'Etat aveuglément autoritaire.

De plus en plus de citoyens se rendent compte que Nicolas SARKOZY porte une part de brutalité et, finalement, d'inconsistance, qui ne lui permet pas d'être le premier homme de France détenant tous les pouvoirs d'un état aux institutions minées par l'UMP.

Parce que la France a besoin de changement, parce qu'elle a besoin de justice sociale et de respect pour chacun, parce que les Socialistes et la gauche ont montré avec Lionel JOSPIN qu'ils savaient agir efficacement pour tous, le vote qui concrétisera l'espoir est celui en faveur de Ségolène ROYAL.