26 avril 2007

De l'air !!!

medium_Segolene_sur_TF1.jpgJ'espère que les électeurs de la gauche rassemblée et du centre mesurent bien l'immense responsabilité qui est la leur, qui est la nôtre : face à une droite dure, agressive, arrogante qui n'envisage les rapports de force qu'à travers l'intimidation et la menace, nous avons la responsabilité d'aérer la vie politique française. Cet entre-deux tours est dur et passionnant. Dur, parce que l'on doit aller chercher, arracher la victoire. Passionnant parce qu'une refondation politique est en jeu. Ce qui devait arriver arrive : des députés UDF sont terrifiés par l'audace et préfèrent retourner dans la vieille maison... Tant pis pour eux. Je remercie Ségolène Royal pour son cran. IL y a plus d'un an je disais sur ce blog qu'elle forcerait la rénovation. La manière dont elle impose un débat public sur les alliances possibles (ou non) montre la différence avec la pratique des débauchages individuels que met en oeuvre Sarkozy. Quel contraste ! De l'air, de l'audace, de l'engagement pour contrer la peur, la nostalgie, la rancoeur.

25 avril 2007

Je suis pour de nouvelles alliances autour de Ségolène Royal

medium_Tous_avec_Segolene.jpgIl y a quelques semaines, j'évoquais dans ce blog -à propos de François Bayrou- que dans certaines circonstances et sur un certain nombre de sujets, un dépassement des clivages habituels pouvaient s'imposer. J'écrivais cela, bien avant, l'appel de Rocard et de Kouchner, que j'ai d'ailleurs trouvé maladroit avant le premier tour.

Je pense que nous sommes dans un de ces moments historiques. Et nous devons d'abord nous poser la question des valeurs et du projet pour la France. La droite dure, brutale que représente Sarkozy ne porte en rien les valeurs de la démocratie sociale. Les héritiers du Sillon n'ont rien à voir avec la droite extrême de Sarkozy. Je pense en revanche que pour notre pays, l'heure est venue d'un rassemblement large, puissant et ouvert.

Je me félicite de l'appel clair et net de mon collègue conseiller général UDF Denis Vinckier. Cela fait un moment que l'on échange ensemble sur tous ces sujets. Il a référencé mon blog sur le sien depuis des mois. A mon tour, je le fais aujourd'hui. Je suis socialiste. Mais je sais aussi que dans les grands moments de l'histoire, les socialistes ont su créer les alliances nécessaires pour être à la hauteur de leur idéal et combattre avec d'autres le pire.

24 avril 2007

Pour la première fois de ma vie d'électeur, j'ai peur pour mon pays

medium_pantheon.jpgSi Sarkozy a fait le score qu'il a fait, c'est en payant le prix fort : celui d'une dérive constante vers la droite extrême. Il  a réussi, il faut savoir le reconnaître. Mais il s'est aussi enfermé dans un camp qui l'isole maintenant de tous les autres. Dès hier, nous avons lancé l'offensive pour remporter le second tour. Et je crois que nous avons toutes nos chances. Pourquoi ?

D'abord parce que les valeurs que Sarkozy défend ne sont pas celles auxquelles les démocrates sociaux sont attachés. Je pense que nous avons plus de points communs, sur le fond des choses, avec les électeurs de François Bayrou qu'eux avec Sarkozy : l'Atlantisme, une vision communautariste de la société, l'agitation des peurs pour asseoir le pouvoir, la confusion des pouvoirs politiques et médiatiques sans parler de certitudes génétiques pour expliquer certaines formes de comportements... tout cela fait penser à Berlusconi qui s'était d'ailleurs allié avec l'ancien parti fasciste.

D'autre part, nous allons exliquer aux électeurs des milieux populaires que leur intérêt n'est jamais avec la droite. Je le redis ici une nouvelle fois : Sarkozy n'aime pas le peuple : les ouvriers, il les a interdit de séjour dans sa ville où il n'y a que 2% de logements sociaux (la loi en prévoit 20% !!!). Il veut supprimer encore des enseignants dans nos écoles, des infirmières dans nos hôpitaux, rendre plus chère la santé...

Et quand, il veut faire croire qu'il a un coeur à gauche, il fait appel à des traîtres (il s'y connait assez en la matière). Quelle pitié de voir Eric Besson retourner sa veste en 3 mois (lui qui avait fait un pamphlet -mauvais d'ailleurs- anti Sarkozy) ou Bernard Tapie plaider pour Sarkozy... C'est vrai que pendant l'entre deux-guerres, il y a eu ainsi des traitres, assoiffés de pouvoir, prêts à tout. Mais il y a aussi eu Léon Blum, Brossolette ou Mandel : des résistants, des vrais. Ceux qui sont aujourd'hui dans notre Panthéon. Jamais les traitres n'y sont.