24 avril 2007

Pour la première fois de ma vie d'électeur, j'ai peur pour mon pays

medium_pantheon.jpgSi Sarkozy a fait le score qu'il a fait, c'est en payant le prix fort : celui d'une dérive constante vers la droite extrême. Il  a réussi, il faut savoir le reconnaître. Mais il s'est aussi enfermé dans un camp qui l'isole maintenant de tous les autres. Dès hier, nous avons lancé l'offensive pour remporter le second tour. Et je crois que nous avons toutes nos chances. Pourquoi ?

D'abord parce que les valeurs que Sarkozy défend ne sont pas celles auxquelles les démocrates sociaux sont attachés. Je pense que nous avons plus de points communs, sur le fond des choses, avec les électeurs de François Bayrou qu'eux avec Sarkozy : l'Atlantisme, une vision communautariste de la société, l'agitation des peurs pour asseoir le pouvoir, la confusion des pouvoirs politiques et médiatiques sans parler de certitudes génétiques pour expliquer certaines formes de comportements... tout cela fait penser à Berlusconi qui s'était d'ailleurs allié avec l'ancien parti fasciste.

D'autre part, nous allons exliquer aux électeurs des milieux populaires que leur intérêt n'est jamais avec la droite. Je le redis ici une nouvelle fois : Sarkozy n'aime pas le peuple : les ouvriers, il les a interdit de séjour dans sa ville où il n'y a que 2% de logements sociaux (la loi en prévoit 20% !!!). Il veut supprimer encore des enseignants dans nos écoles, des infirmières dans nos hôpitaux, rendre plus chère la santé...

Et quand, il veut faire croire qu'il a un coeur à gauche, il fait appel à des traîtres (il s'y connait assez en la matière). Quelle pitié de voir Eric Besson retourner sa veste en 3 mois (lui qui avait fait un pamphlet -mauvais d'ailleurs- anti Sarkozy) ou Bernard Tapie plaider pour Sarkozy... C'est vrai que pendant l'entre deux-guerres, il y a eu ainsi des traitres, assoiffés de pouvoir, prêts à tout. Mais il y a aussi eu Léon Blum, Brossolette ou Mandel : des résistants, des vrais. Ceux qui sont aujourd'hui dans notre Panthéon. Jamais les traitres n'y sont.