06 février 2009

Quand les entreprises choisissent la métropole

unionmh4.jpegQuand les entrepreneurs choisissent la Métropole

300 professionnels du marché de l’immobilier d’entreprises étaient réunis mercredi 4 février au Fresnoy à Tourcoing. Le choix du lieu ne tenait pas du hasard puisque le Fresnoy est situé à proximité du quartier de l’Union, nouvelle terre d’élection des investissements publics et privés.

Ces acteurs de premier rang de l’aménagement économique avaient répondu à l'invitation que j'avais lancée en qualité de vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine. Ce rendez-vous m'a donc permis de présenter notre stratégie pour développer l’offre foncière sur la métropole. Ce projet baptisé " 1000 hectares " a précisément pour ambition d’aménager dans les 10 années à venir, 1000 hectares de terrains destinés aux entreprises

Une initiative qui a d’ailleurs déjà porté ses fruits puisque, depuis 2003, grâce à l’impulsion Martine Aubry, initiatrice de cette stratégie, 310 ha ont été aménagés et commercialisés.

En quoi me direz-vous me direz-vous ce volontarisme se justifie t-il ? La réponse est simple : les besoins des entreprises sont très conséquents. Quelques chiffres :

- Les consommations annuelles de foncier économique ont doublé sur la métropole entre 1995 et 2007 et un cabinet d’experts indépendants a évalué entre 960 et 1030 hectares les besoins dans les 10 ans à venir.

- Lille est, après, Lyon le second marché de province pour l’immobilier de bureau

- Au cours de l’année 2008, 5349 entreprises ont été créées dans l’arrondissement de Lille, soit une progression de 2,2% par rapport à 2007.

Alors oui, l’ombre de la crise plane sur l’économie, et se laisser aller à l’euphorie parce que notre territoire séduit les investisseurs relèverait de l’inconscience. C’est entendu, nous n’échapperons pas aux mauvais coups. Mais je vois aussi une menace qui n’est pas moins dangereuse dans la sinistrose prétexte à l’immobilisme.

Un immobilisme d’ailleurs contre nature, car les Nordistes -et singulièrement les Tourquennois- ont toujours su réagir et rebondir dans les moments difficiles.

08 décembre 2006

Le Téléthon : quelques réflexions et appel à l'engagement

medium_telethon_2006.jpg20 ans que le Téléthon existe. 20 ans de mobilisation, d'initiative aux quatre coins de la France pour favoriser l'engagement concret au service d'une cause précise. Et ça marche. D'année en année les records de dons sont battus. Cela démontre que les Français sont loin d'être repliés sur eux-mêmes comme on le dit trop souvent. Cela ne se réduit pas à de la compassion ou de la générosité. Simplement la solidarité s'exprime mieux quand on en comprend l'objet et que l'on peut évaluer la conséquence de son geste. La force du Téléthon, au delà de son impact médiatique, c'est de dire à quoi les dons sont utilisés. Je pense que d'une manière plus globale, nos politiques de solidarité devraient s'en inspirer : l'évaluation des moyens mis au service de la solidarité n'est pas choquante !

Je regrette le début de polémique sur le Téléthon qui serait, selon certains, contraire à des principes religieux. Je suis personnellement très prudent et vigilant sur les manipulations génétiques et je crois qu'il ya là des vrais dangers. Pour autant, les recherches rendues possibles grace au Téléthon sont d'un autre ressort et me paraissent trouver leur place dans les "chantiers de la fraternité".  

A Tourcoing les acteurs associatifs se sont particulièrement engagés cette année : loto, concerts, défis sportifs avec les Pompiers, chaine de l'espoir...On vous y attend ! Et bravo par avance à tous les bénévoles engagés.

07 juin 2006

Lisez le projet des socialistes !

L'actualité s'agite beaucoup sur les petites phrases et les gesticulations personnelles. Ce n'est ni le plus important ni le plus passionnant. Le Bureau National du Parti Socialiste a adopté hier notre projet pour les années qui viennent et les échéances majeures de l'an prochain. C'est le résultat d'un travail profond mené depuis plusieurs mois. Un projet qui tire les enseignements de nos échecs passés et de l'état dans lequel la droite a mis la France. Je vous invite à le lire. Je crois qu'il répond en grande partie aux aspirations profondes du pays, notamment sur le pouvoir d'achat, l'emploi, les attentes de la jeunesse, le logement ou la sécurité.  A nous de convaincre maintenant que la vraie rupture avec le sytème actuel, c'est la gauche qui l'anime.

www.projetsocialiste.fr

 

15 novembre 2005

Le Socialisme

Je n’ai jamais été marxiste. Je n’ai jamais eu de vision mécanique du déroulement de l’Histoire, je  n’ai jamais eu cette clé de lecture. Si je devais m’inscrire dans une lignée historique, c’est sûrement chez les socialistes « utopiques » que je me situerais (Blanqui, Saint Simon …). Ils n’étaient d’ailleurs pas si utopistes que cela ! Ces socialistes cherchaient comment faire vivre l’idéal concrètement. Ils ne s’en remettaient pas à des lendemains qui chantent et ont tenté des choses, comme les mouvements des coopératives.

 

Etre socialiste aujourd'hui

Etre socialiste aujourd’hui c’est, tout d’abord, être révolté par les inégalités, les considérer comme insupportables. Léon Blum disait : « Quand quelqu’un est confronté à des inégalités et dit « c’est comme ça », il n’est pas socialiste. » Au contraire, le socialiste doit se dire qu’il peut peser sur le cours des choses.
 
Etre socialiste c’est avoir cette conviction que l’on peut changer les choses. Un état d’esprit qui va à l’encontre même du libéralisme qui lui, conçoit parfaitement l’existence d’inégalités. Nous, socialistes, pensons que l’on peut, si on le veut, construire des sociétés moins dures, plus harmonieuses, plus fraternelles
 
Le libéralisme s’affirme aujourd’hui comme une approche adaptée à la mondialisation et se présente comme la réponse économique « moderne ». A y regarder de plus près, elle s’apparente à un formidable retour en arrière. Il s’agit au fond de remettre en cause tout ce que les luttes sociales et politiques ont permis de conquérir pour le progrès des conditions de vie du peuple. Comment présenter comme moderne, une approche qui serait en fait un retour en arrière ?
 
Aujourd’hui, je pense que le débat sur la nature du socialisme ne porte plus sur l’acceptation ou non du marché économique. L’économie de marché produit de la richesse. Reconnaître au marché son rôle économique ne veut en rien dire que l’on se soumette à lui et à ses violences. « Le vrai combat du socialisme aujourd’hui c’est de refuser la soumission à l’offensive des seuls intérêts économiques » dit Lionel Jospin. Mais la régulation des marchés ne suffit pas. Pour le socialisme démocratique, certains biens et services, certaines dimensions de la vie en société doivent échapper à la logique du marché (l’école, la sécurité, l’environnement…).
 
Etre socialiste c’est être universaliste. Plus que jamais, être socialiste c’est porter son regard sur le monde : tout ce qui touche des femmes et des hommes sur la planète nous regarde. La lutte contre les inégalités ne s’envisage pas seulement dans notre pays, mais aussi en Europe et dans le monde. Nous vivons aujourd’hui une mondialisation agressive parce qu’elle repose sur la concurrence exacerbée et un capitalisme financier dur, sans état d’âme. Les désordres en France s’expliquent en grande partie par les désordres du monde tel qu’il se construit. Le socialisme ne peut être dépassé par la mondialisation… Il constitue la seule réponse au libéralisme mondial. Nous sommes d’ailleurs le seul mouvement politique à s’être organiser au niveau mondial. Nous devrons de plus en plus proposer la manière dont le monde doit s’organiser s’il ne veut pas se soumettre à la logique du marché.
 
J’ai mal quand des socialistes utilisent comme argument celui de la peur des autres. Le problème n’est pas le « salarié polonais », mais comment précisément les Polonais peuvent parvenir à trouver les mêmes droits que nous : c’est cela le combat socialiste.
 
Le socialisme, c’est aussi être à l’écoute des forces qui ne sont pas politiques mais qui apportent aussi des réponses sociales. Le socialisme c’est donc aussi cette capacité : conforter dans le mouvement ceux qui oeuvrent avec d’autres leviers que celui du politique : les associations, les syndicats, les mouvements sociaux…
 
Etre socialiste, c’est le vivre dans sa vie propre. L’inverse serait un non-sens. Je n’ai jamais compris qu’un catholique, l’une des grandes religions du Pardon, puisse être favorable à la peine de mort. De la même manière,  quelle valeur aurait le discours d’un socialiste, emprunt de mixité sociale, s’il choisissait de s’en mettre à l’écart, en résidant par exemple dans un quartier résidentiel uniforme ? Vivre avec ceux pour lesquels on se bat est une valeur socialiste.

 

La conscience politique

J’ai grandi dans une famille engagée, autour de ma mère et de mes cinq frères et sœurs. J’ai le souvenir d’une passion de la politique au sens large du terme. Je me souviens de nos grandes marches sur le Larzac dès 1972 ; j’ai le souvenir extraordinaire de réunions dans notre maison familiale en Lozère, des comités de soutien à René Dumont, des combats avec les mouvements écologiques contre le nucléaire… Etre le témoin de tous ces moments-là m’a permis, très tôt, de me forger une conscience politique.

Deux évènements ont beaucoup compté néanmoins. Le premier nous amène à l’été 1983. Par hasard, je trouve un tract qui annonce l’organisation d’une marche. J’appelle les organisateurs pour leur proposer de coordonner l’arrivée de cette marche sur Tourcoing. C’était la grande marche pour l’égalité et contre le racisme. Nous étions 100 000 personnes à travers toute la France à y avoir participé. C’était un moment d’énorme enthousiasme. Nous étions convaincus d’avoir terrassé le mal. Le deuxième moment de mobilisation forte remonte à 1986, lors du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, du nom du ministre du gouvernement de Jacques Chirac, qui prévoyait d’organiser la sélection à l’entrée des universités.

Les Hommes

Jean-Jaurès : dans la conception du socialisme, c’est celui qui continue à m’inspirer très fort. Pour lui, le socialisme n’était pas seulement un idéal mais une recherche pour changer véritablement les choses.
 
Léon Blum : il est le premier socialiste à prendre la responsabilité de confronter l’idéal du socialisme démocratique avec l’exercice du pouvoir. Il en reste une trace historique considérable. Je n’oublie l’homme qui, dans la lignée de Jaurés, combat un socialisme de pure doctrine et choisit le camp de la réforme contre celui de la révolution.
 
Jean Moulin : il incarne pour moi la Résistance, la vraie. Il refuse d’exécuter, en tant que préfet, les ordres de l’occupant et ce, dès juin 40, avant même l’appel du Général De Gaulle. Du cran, du courage, de la clairvoyance mais aussi la conviction qu’il fallait organiser la résistance, l’unifier en dépit d’orientations politiques tellement différentes en son sein. Il n’y a pas de flottement, pas d’hésitation ni d’ambiguïté dans son engagement.
 
Pierre Mendès-France : sa lucidité et son honnêteté sont des exemples en politique. Même si ces qualités, justement en politique, lui ont joué peut-être des mauvais tours. Mais, on n’a rien à regretter quand on n’a pas raconté d’histoire.
 
Michel Rocard : il a réussi à faire la synthèse entre un engagement politique - qui n’était  pas seulement dans l’incantation - et un engagement qui tient compte des forces vives, syndicales, associatives… 
J’avais créé, en 1986 un club de jeunes rocardiens à Tourcoing : « Politique en liberté » que je définirais aujourd’hui comme un « lieu de réflexion un peu tapageur ». C’est à ce moment-là d’ailleurs que je retrouve Jean-Pierre Balduyck… J’adhère au PS en 1988

Lionel Jospin : je garde une grande estime pour lui. Il est de ceux pour qui le socialisme n’est pas du lyrisme. Il a cherché à répondre à la question : « comment fait-on pour agir concrètement sur les phénomènes qui créent des inégalités ? ». L’œuvre de Jospin est considérable, mais ce n’est qu’avec le recul que la prise de conscience se fera : la place des femmes dans son gouvernement, le PACS, la capacité à écouter les mouvements profonds de la société, la CMU, les 35 heures, l’APA…

Éléments de Biographie

Né à Tourcoing, le 14 août 1963 
 
Scolarité : école Saint Blaise puis Collège de l’Europe et lycée Gambetta à Tourcoing
1982 : Baccalauréat, série D

Études
 
DUT fonction animateur socio-culturel à l’IUT carrières sociales à Lille.

Je choisis ensuite de faire des études de sociologie, à Lille.

Après la licence, je prépare ma Maîtrise : je choisis comme thème de mémoire celui des « chômeurs créateurs d’entreprise ». Comment, dans une situation déjà précaire, des chômeurs prennent un risque supplémentaire pour créer une entreprise. Ce travail, concernant uniquement le département du Nord, représentait à l’époque la première étude nationale réalisée sur ce thème.

Après la maîtrise, j’entre en DEA. Je fais le choix de travailler sur deux sujets : les questions de sécurité urbaine (analyse du sentiment d’insécurité, éléments d’inégalités sociales…) et, les processus de prises de décision.

1988 : le carrefour


En 1988, au moment où je prépare mon DEA, je reçois la proposition de préparer ma thèse en intégrant dans le même temps un labo de recherche au CNRS. Une offre intéressante que seuls douze étudiants ont reçu cette année-là. Au même moment,  Jean-Pierre Balduyck est élu député.

Entre les deux tours des élections législatives, il me propose de devenir, s’il est élu, son assistant parlementaire. J’ai alors le sentiment d’être au carrefour : le CNRS ou la politique ?

Entre 1988 et 1992, je suis donc l’assistant parlementaire de Jean-Pierre Balduyck.

En 1993, je travaille une année en Mairie de Tourcoing pour mettre en route le Plan Local de Sécurité. Une mission qui a constitué les fondements du Contrat Local de Sécurité.

A la fin de l’année 1993, je rejoins la coopérative de consultants E2i où je suis consultant sur les problèmes de sécurité urbaine. Je réalise alors des prestations de conseil à des communes, sur le modèle de ce qui a été fait à Tourcoing. Pour le cabinet E2i, je travaille beaucoup pour le Ministère de l’Intérieur ou encore l’Institut des Hautes Etudes sur la Sécurité Intérieure. J’ai également suivi, sur le plan méthodologique, l’expérimentation nationale sur les cellules de veille.
 
En 1995, j’entre dans la liste de Jean-Pierre Balduyck pour les élections municipales. Nous sommes élus et j’accepte la délégation à la jeunesse. Jusque 2001, adjoint à la jeunesse et toujours consultant chez E2I mais en y réduisant mon temps de travail, je vis des moments enthousiasmants.
 
En 1998 : je suis élu conseiller général du Nord, dans le canton de Tourcoing – Neuville-en-Ferrain.
 
En 2001 : après la victoire aux élections municipales, je deviens premier adjoint au Maire Jean-Pierre Balduyck. Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord me demande de rejoindre son équipe de Vice-Présidents. Je quitte totalement E2i.

En 2004 : je suis réélu au Conseil Général et le Président Derosier me nomme Vice-président en charge de la lutte contre les exclusions.

Le 9 mars 2008, les Tourquennois me désignent pour assumer les fonctions de Maire.