07 mai 2012

Enfin !

Mon tout premier sentiment à l’annonce de la victoire de François Hollande a été le soulagement.

Enfin la parenthèse du sarkozysme se referme ! Et je me félicite de constater que notre ville, avec 55,49% des suffrages en faveur de François Hollande, a largement plébiscité le candidat socialiste.

Ces 5 dernières années ont paru une éternité à tous ceux qui ont vu à quel point le président sortant s’est montré inapte à la fonction, à quel point il a confondu gesticulation et réforme, communication et politique, intérêt partisan et valeurs républicaines, morale publique et calculs personnels.

Avec François Hollande j’ai, comme des millions de Français, la conviction que la République juste, impartiale est de retour, et c’est une excellente nouvelle pour le pays.

Le nouveau Président de la République a -et il le sait bien- une tâche immense devant lui car il lui faut emmener la France sur la voie de son redressement, réconcilier les Français autour d’un projet d’avenir dans un contexte économique et social très difficile.

A ce propos, je recevais ce matin les unions syndicales de Tourcoing qui ont insisté sur l’extrême difficulté que rencontrent les jeunes et les seniors sur le marché de l’emploi. Des syndicats également inquiets de plans sociaux qui ont pu être repoussés au lendemain des présidentielles.

En ce moment même, au-delà de nos frontières, l’Europe continue à être parcourue par les convulsions d’une crise interminable qui se traduit par un chômage galopant, une perte de confiance dans les gouvernements (les dernières élections en Grèce le démontrent ), une jeunesse qui se désespère.

On voit bien dans quelle spirale récessive l’Europe s’engage si elle continue à s’enferrer dans des plans de rigueur qui font l’impasse sur la croissance. Aussi, François Hollande a mille fois raisons de vouloir renégocier le pacte de stabilité européen avec nos amis et voisins allemands.

Désormais la France a à sa tête un homme (et bientôt une équipe) porteur d’un projet clair, juste, réaliste.

Il est donc capital de lui donner les moyens de mettre en œuvre son programme et pour cela la mobilisation ne doit pas fléchir d’ici les législatives.

Il nous faut confirmer notre choix du 6 mai en envoyant à l’Assemblée nationale une majorité de députés appartenant à la majorité présidentielle.

Les 10 et 17 juin prochains, c’est en quelque sorte le second round qui doit conforter la victoire des forces de progrès.

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