26 mai 2011

Et maintenant…

C’est depuis les Etats-Unis où j’ai rendu visite aux jeunes engagés dans le programme " Move to work " (j’y reviendrais prochainement) que j’ai observé les développements de ce qu’il est convenu d’appeler " l’affaire DSK ".

Je n’ai pas souhaité apporter ma part dans le flot des commentaires spéculatifs qui se sont aussitôt déversés, pensant avant tout à la douleur des familles concernées, puis au désarroi des militants socialistes.

L’affaire suit maintenant son cours judiciaire au terme duquel on devrait savoir si Dominique Strauss-Kahn est réellement coupable de ce dont on l’accuse. Que l’on ne compte pas sur moi pour disserter sur sa culpabilité. Je ne me livrerai pas au jeu malsain, très en vogue en ce moment, et qui consiste à accréditer toutes les rumeurs qui courent sur le passé de l’accusé ou de la plaignante pour en tirer des " preuves " confirmant tel ou tel scénario. Je le répète, le temps de la justice est venu, laissons la s’appliquer à dévoiler la vérité des faits.

Désormais, le Parti Socialiste doit se ressaisir pour faire face à la première de ses responsabilités : permettre les conditions de l’alternance en 2012. Et nous n’y parviendrons, chacun le sait bien, que dans l’unité.

Le coup dur que nous avons encaissé ne doit pas sonner le réveil des ambitions personnelles au motif qu’un espace s’est ouvert après la mise hors-jeu, au moins pour le moment, de Dominique Strauss-Kahn. Ceux qui y verraient une opportunité pour faire entendre leur petite musique personnelle commettraient un contre sens : la situation réclame non pas d’ouvrir le bal des ego et d’enclencher la machine à perdre mais, à l’opposé, de nous rassembler autour de notre projet, celui que nous avons bâti patiemment depuis trois ans.

Un projet salué pour sa consistance, sa qualité et qui doit beaucoup à l’intelligence, à l’énergie, à la volonté fédératrice de la Première Secrétaire du Parti Socialiste.

Martine Aubry ne s’est jamais laissée distraire d’un tableau de marche, qui en privilégiant le projet (avant les femmes et les hommes pour l’incarner) nous permet aujourd’hui de présenter aux Français une vision cohérente pour le pays et qui entend bien réconcilier progrès et justice sociale. Rassembleuse depuis qu’elle a pris les rênes du Parti Socialiste, femme d’expérience, je suis convaincu que Martine Aubry a toute la légitimé nécessaire pour porter notre projet et nous conduire à la victoire en 2012.

Commentaires

Très bon article. Merci de ne prendre aucun parti tant que justice n'est pas définitivement faite.
J'espère juste une chose Monsieur, c'est que le PS parviendra à rester solidaire et à proposer un programme fiable et réaliste! Que le PS ne se contente surtout pas de vouloir contrarier la droite! Les choses doivent changer, ça devient urgent et j'espère que vous en avez bien conscience.

Bien cordialement,

Daphnée Aouadi

Écrit par : Daphnée Aouadi | 26 mai 2011

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