27 novembre 2009
Ankama, symbole d’une filière qui se joue de la crise
Jeudi dernier, en préalable à la journée professionnelle de " Play ", le pôle images régional installé à Tourcoing, j'ai rendu visite à Ankama.
Comme à chaque fois, je suis sidéré de la créativité de cette entreprise de conception de jeux vidéo en ligne et de dessins animés mais aussi désormais société éditrice de 3 revues et qui lance son label musical.
Ankama a commencé à Tourcoing, voilà 8 ans, avec trois salariés. Ils sont aujourd'hui 400, et des agences ont été ouvertes à Paris, Lyon et Tokyo... Wakfu, personnage crée par Ankama est une star mondiale qui fait monter en flèche les audiences des télévisions (c'est un des programmes vedette de France3). Quant au jeu Dofus, il compte, via la Toile, des millions d'adeptes.
Les -jeunes- dirigeants de ce laboratoire de création me confiaient que l'un de leurs plus gros soucis était le recrutement : ils ont du mal à embaucher ! Rien d'étonnant en fait, lorsque l'on sait que 75% des étudiants formés à la création numérique dans notre région s'en vont voir ailleurs.
"Play " en favorisant les synergies entre les différents acteurs du Pôle, en soutenant la création devrait donner à ces talents les meilleurs raisons de s'épanouir sur notre territoire. " Play " vient d'ailleurs de lancer trois appels à projets.
Le premier concerne le " Serious game ". Porté conjointement par la Chambre de commerce de Valenciennes et le CRRAV, il a permis de soutenir 12 projets pour un montant de plus de 550 000 euros. Le deuxième, qui met en lumière la dimension tranfrontalière de " Play " est à l'initiative du Fonds audiovisuel Flamand, Wallimage (Wallonie) et le CRRAV : un million d'euros destinés à développer la co-production de séries entre nos trois régions. Et le prochain appel à projets pourrait concerner les documentaires de proximité en association avec WéO et la SEM Télévision Nord-Pas-de-Calais.
Les images ont de beaux jours devant elles à Tourcoing, dans notre région transfrontalière.
19:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, ankama, dofus, wakfu, play
25 novembre 2009
Du bon boulot
Je n'ai jamais fait mystère du respect que m'inspire Martine Aubry. Son parcours politique a toujours été, et continue à être, inspiré par sa fidélité à un socialisme moderne et réformateur dans lequel je me retrouve. Je suis de ceux qui ont accueilli comme une excellente nouvelle, pour un PS complètement déboussolé à l'époque, sa désignation au poste de Première Secrétaire du Parti Socialiste.
En même temps, tout en considérant que Martine Aubry avait la carrure pour exercer la fonction, je n'en éprouvais pas moins des craintes sur ses chances réelles de redresser la barre et de donner un cap au Parti et aux militants.
Il faut dire qu'il y a un an, se trouver à la tête du parti socialiste cela signifiait d'abord être exposé à toutes les critiques, et parfois même aux coups bas. Beaucoup n'avait qu'un seul mot à la bouche : renouveau. Comme s'il suffisait de le répéter à l'envi, comme une prière incantatoire pour voir le Parti Socialiste reprendre miraculeusement des couleurs.
L'intelligence de Martine Aubry a consisté à ne pas céder sur son credo de départ : bâtir un projet solide avant tout. C'est à dire avant les ambitions (fussent-elles légitimes des uns ou des autres). Sa ténacité a payé. La Rochelle fut bel et bien ce tournant salutaire et l'acte fondateur d'un parti enfin réconcilié avec ses militants et ses sympathisants.
Le Tour de France du Projet Socialiste a contribué à renouer le fil du dialogue avec les Français qui, malmenés par la politique de régression sociale du gouvernement et lassés des sorties médiatiques du Président recommencent à regarder du côté du PS. Les sondages ne disent pas tout mais les derniers publiés attestent de notre regain de crédibilité.
En 12 mois seulement, Martine Aubry a remis le Parti Socialiste dans le sens de la marche. Elle a fait la preuve (en déjouant bien des pronostics) qu'elle est la femme de la situation. Chapeau.
19:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, ps, aubry, projet
20 novembre 2009
L’Europe rate t-elle encore le coche ?
L'Europe a mauvaise presse. Elle demeure pour une majorité de nos concitoyens, au choix : une abstraction, une usine à gaz, une bureaucratie labyrinthique, une promesse qui jamais ne se réalise....
Pour autant, la désignation de son premier Président est la preuve que l'Europe poursuit sa construction.
Cette avancée aurait dû être l'occasion de donner à cette Europe désincarnée un visage connu, sinon une âme. Jeudi soir, au terme d'interminables marchandages qui sont la marque de fabrique de la Commission, ses membres se sont entendus sur le nom du premier ministre belge Herman Van Rompuy. Il accède à la fonction sans même avoir fait campagne puisqu'il n'y pas eu de dépôt de candidature et encore moins de programme : les traités ne le prévoient pas.
Loin de moi l'idée de mettre en doute les qualités que l'on prête volontiers à ce polyglotte, homme de dialogue et très avisé dit-on en matière d'économie. Mais il faut bien admettre que Herman Van Rompuy souffre d'un déficit de notoriété, ce qui est un handicap pour donner un élan salutaire à une Europe qui peine toujours à susciter de l'intérêt et à gagner le cœur des citoyens. Toutefois, n'insultons pas l'avenir et espérons que Herman Van Rompuy saura endosser les habits du Président. Il lui faudra du doigté autant que de la personnalité pour se faire une place à côté des chefs d'Etats européens qui pour certains souhaitent avant tout voir le Président de l'Europe cantonné à un rôle rigoureusement symbolique.
Quant à la responsable de la diplomatie européenne, son nom, pas plus que sa silhouette n'évoqueront grand chose à tous ceux qui ne sont pas intimes des affaires européennes. Catherine Ashton, actuellement commissaire européenne au commerce, est britannique. Elle aura donc la charge de représenter l'Europe comme force politique sur la scène internationale. Et c'est peut-être là le seul motif de curiosité ou plutôt de perplexité que suscite cette désignation. Car en effet, le moins que l'on puisse dire, c'est que la diplomatie britannique ne se caractérise pas vraiment par une volonté d'indépendance farouche par rapport aux Etats-Unis. Catherine Ashton sera t-elle condamnée au grand écart permanent entre ligne strictement atlantiste et intérêt européen ? A suivre...
17:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, tourcoing
17 novembre 2009
Haro sur les accidentés du travail
Mes quelques années de vie politique ne m'ont pas ôté une certaine naïveté.
Je viens d'en faire l'expérience en apprenant que l'Assemblée Nationale avait adopté un amendement sur la fiscalisation des indemnités versées aux salariés victimes d'accidents du travail. Certes, cette idée était dans l'air depuis quelques semaines et avait trouvé en Jean-François Coppé un partisan extrêmement zélé. Mais je dois avouer que malgré la mobilisation de l'aile la plus droitière de la majorité gouvernementale (et ce n'est pas peu dire), je pensais qu'il s'agissait là surtout d'une provocation. Une de plus venant des nostalgiques du Thatchérisme, nombreux à l'UMP, mais qu'au bout du compte, on en resterait là. Et bien non, ils l'on fait !
Le gouvernement Fillon appuyé par ses députés s'est lancé dans un concours de liquidation des acquis sociaux dont aujourd'hui les accidentés du travail font les frais, après les personnes handicapées (voir ma note précédente sur les Maisons du handicap). C'est purement et simplement abjecte.
Je rappelle à la majorité qui nous gouverne que les indemnités journalières ne constituent pas un simple revenu de remplacement. Elles représentent la réparation d'une perte de salaire suite à une incapacité qui a pour origine les conditions de travail auxquelles sont exposées les salariés. Des conditions qui, d'ailleurs, se dégradent, ce que " l'épidémie " de suicides à France-Télécom est venue illustrer de façon dramatique.
Si ce texte venait à être adopté au Sénat, les indemnités journalières des accidentés du travail se retrouveraient plus fiscalisées que les revenus sur les dividendes, issus des placements et de la spéculation !
Je me souviens que le Président de la république, il y a peu, entendait restaurer la valeur travail et faisait l'éloge de " la France qui se lève tôt ". Selon toute hypothèse, d'autres reniements sont à attendre. L'entreprise de démolition sociale ne fait que commencer.
J'invite ceux qui ne veulent pas de cette société à réagir fortement lors des élections régionales en émettant un vote d'espoir, en faisant confiance aux Socialistes.
18:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toucoing, accident travail, socialistes
16 novembre 2009
Un Président dans une bulle
Nicolas Sarkozy n'ira pas au congrès des maires de France des 17 et 18 novembre prochains. La faute à un emploi du temps trop chargé assure t-on dans son entourage... L'excuse ne convainc personne tant les motifs de cette dérobade sont connus : suppression de la taxe professionnelle et réforme des collectivités locales. Ces deux réformes bâclées et dangereuses en l'état, continuent à soulever les protestations des maires et plus largement des élus territoriaux, de gauche comme de droite. J'ai déjà dit ici les risques d'asphyxie qu'elles font courir aux finances des collectivités locales.
Plutôt que de s'exposer au mécontentement public des maires, Nicolas Sarkozy a préféré convoquer le 20 novembre les représentants des associations de maires à l'Elysée pour un huis clos rassurant parce qu'il lui permet de se soustraire au débat public.
A ce sujet, je suis frappé de constater à quel point Nicolas Sarkozy rechigne à aller au devant des Français. Tous ses déplacements sentent le plan de communication et l'artifice. Les interlocuteurs sont triés sur le volet (on a même parlé récemment de casting) et à chaque fois, les dispositifs policiers déployés font ressembler les lieux visités à des camps retranchés desquels le peuple est invité à se tenir à bonne distance. Comme si le Président de la République avait désormais décidé de se calfeutrer dans une bulle et d'évoluer dans un sorte d'apesanteur sociale à l'abri de la contradiction et sourd au mécontentement.
En 2007, Nicolas Sarkozy déclarait au congrès des maires de France que " l' on ne réforme pas la France contre les élus locaux " Aujourd'hui, alors que nous éprouvons des craintes légitimes sur ses réformes aventureuses, il nous oppose la politique de la chaise vide et le mépris. Pourtant, nous, chaque jour, nous allons directement à la rencontre de nos administrés, pour les écouter et tenter d'apporter des réponses concrètes à leurs difficultés.
L'exact opposé en somme de notre Président pour qui l'exercice du pouvoir consiste à lancer des promesses intenables et à n'écouter que les louanges.
17:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, maire, taxe professionnelle
13 novembre 2009
« Le Laboratoire » Eugène Leroy en avant-première
Pour nous mettre l'eau à la bouche, France 3-Lille Métropole a consacré, en prélude à son inauguration qui aura lieu ce soir, un reportage au " Laboratoire " Eugène Leroy.
16:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, leroy
Nos ancêtres n'étaient pas tous Gaulois
Le débat sur l'identité nationale lancé à l'instigation de Nicolas Sarkozy est lourd d'arrières pensées politiciennes. La volonté, à peine déguisée, de laisser croire que notre Nation serait menacée par des Français qui ne le seraient pas tout à fait est un leurre. Houari Bouissa, Conseiller municipal délégué à la laïcité et au vivre ensemble, aux lycées et à l'enseignement supérieur à Tourcoing, dans un article publié dans la revue " Immigration et Société " en fait la démonstration très argumentée. Je vous invite donc à lire cette contribution éclairante sur un sujet qui mérite mieux que son instrumentalisation par des apprentis-sorciers.
16:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, identité nationale, bouissa
Quand l’Etat coupe les vivres aux maisons du handicap
Les maisons du handicap, créées en 2006 et placées sous l'égide des conseils généraux, constituent au sein de chaque département, un guichet unique permettant aux personnes handicapées de s'informer et de faire valoir leurs droits. Or, selon l'enquête que viennent de réaliser les directeurs de ces structures, l'Etat a accumulé une ardoise de 34,3 millions d'euros au détriment des maisons du handicap. La situation est à ce point alarmante, qu'à ce jour, quatre maisons du handicap ont engagé des procédures devant le tribunal administratif pour contraindre le mauvais payeur à respecter ses obligations.
Sa dette colossale impose à l'Etat de faire des arbitrages budgétaires, la méthode Fillon consiste à couper les vivre à ceux que la solidarité la plus élémentaire devrait pourtant protéger. C'est une démonstration supplémentaire d'un Etat centralisateur qui cherche à étrangler financièrement les collectivités territoriales, majoritairement de gauche, et qui se verront contraintes d'augmenter les impôts locaux pour suppléer aux carences de l'Etat.
08:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourcoing, handicap, etat
09 novembre 2009
89, année historique
1989 restera à jamais comme l'année de la chute du Mur de Berlin. Je faisais partie de ceux qui, par télévision interposée, étaient gagnés par la joie des Allemands s'étreignant devant un mur qui vivait ses dernières heures. L'emblème d'un totalitarisme parmi les plus oppressants qu'ait jamais connu l'Europe, tombait sous mes yeux. Comment ne pas se laisser griser par ce vent de liberté, porteur de tant d'espoirs ?
Bien sûr, l'euphorie retombée, on mesura que malgré le volontarisme de Helmut Kohl, la réunification n'allait pas de soi. Si de part et d'autre du mur on était sans aucun doute allemand, chacun n'en avait pas moins évolué dans des univers, des systèmes que tout ou presque opposait. Un peu comme dans une famille dans laquelle les enfants font leur vie, suivent des trajectoires singulières et se retrouvent, une fois adultes et s'étonnent finalement de leurs différences.
Reste, malgré tout, que la disparition du rideau de fer, intervenant après la Pologne et « Solidarnosc » a donné le signal aux pays de l'Est qui, un à un, et chacun à leur façon ont fait la révolution. Et c'est bien grâce à ce vaste mouvement d'émancipation que l'Europe s'appuie aujourd'hui sur un socle de 27 Etats membres. Il aurait été injuste et absurde que se construise une Europe hémiplégique, ignorant toute sa partie orientale.
L'année 89 fut un millésime exceptionnel pour le meilleur et pour le pire. Le pire, c'est l'écrasement dans le sang du Printemps de Tiananmen, en Chine. Des milliers de morts, étudiants pour la plupart. Les images des chars sur la place de Tiananmen symbolisent la victoire de la force brutale sur la plus universelle des revendications : la liberté d'expression.
Toujours en 1989, notre pays célébrait le bicentenaire de la révolution sous la présidence de François Mitterand
Et pour finir sur cette année très dense et sur une note heureuse : les élections municipales à Tourcoing ont porté une majorité de gauche à la tête de la municipalité.
19:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : berlin, tourcoing, mur
06 novembre 2009
Martine Aubry à Tourcoing
" Merci de nous laisser la possibilité de nous exprimer alors que j'ai le sentiment qu'un peu partout aujourd'hui, les espaces de liberté rétrécissent ".
Cette intervention, parmi bien d'autres, m'a marqué hier soir à L'Atelier de Tourcoing, où je participais à l'étape tourquennoise du Tour de France du Projet du Parti Socialiste. J'ai gardé ces mots en mémoire car ils sont révélateurs du besoin de nos concitoyens de s'exprimer.
Je dois d'ailleurs vous avouer ma fierté de voir que notre ville avait été choisie. Et je veux voir dans le fait que cette rencontre se soit déroulée précisément au Virolois -un quartier qui achève sa mutation- un symbole plein de promesses : la volonté peut infléchir le cours des événements.
800 personnes environ avaient donc pris place à L'Atelier venus dire, pour beaucoup, qu'elles ne se reconnaissent pas dans la France d'aujourd'hui, celle que veut redessiner le gouvernement. Une France dans laquelle l'individualisme et l'argent seraient des valeurs cardinales au détriment de la solidarité et des valeurs républicaines. Des sujets très concrets ont été abordés comme les paradis fiscaux, les délocalisations... Sur tous ces sujets, Martine Aubry a exposé sa vision, sans jamais céder à la démagogie qui aurait conduit à livrer des réponses toutes faites.
Martine Aubry attendait que les participants lui disent dans quelle société ils voulaient vivre. Elle aura sans aucun doute possible tiré des enseignements de cette soirée. Et en particulier sur la responsabilité qui est la nôtre, socialistes, de bâtir ensemble un projet crédible d'alternance.
18:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aubry, tourcoing, ps





