05 mai 2009
Fête du travail : l’ombre de la crise
Voilà quelques jours, je célébrais la fête du travail. D'abord devant le monument aux victimes du travail puis à l'hôtel de ville de Tourcoing où j'ai accueilli les médaillés du travail.
L'ombre de la crise qui frappe les économies mondiales planait sur ce 1er mai. Elle vient souligner la fragilité de nombre de salariés qui, brutalement, se retrouvent aujourd'hui privés d'emploi. Voilà bien d'ailleurs un des grands paradoxes de nos économies modernes. Elles se sont affranchies des patrons de droit divin qui ont commencé leur règne avec la révolution industrielle, pour tomber sous la coupe d'intérêts financiers au regard desquels l'homme au travail est, au mieux une abstraction, et le plus souvent un coût, une charge.
Sans l'ombre d'un doute, les travailleurs ont gagné en reconnaissance, en protection sociale, en liberté. Et ce mouvement d'émancipation est continu depuis le début du XXème siècle. Mais je ne peux m'empêcher de penser que la régression sociale menace si nous n'y prenons pas garde. Les signes sont bien là. Certains viennent du sommet de l'Etat, lorsque le Président de la République raille et provoque les syndicats en prétendant que lorsqu'il y a une grève dans notre pays personne ne s'en aperçoit. Ici, c'est la volonté de revenir sur le repos hebdomadaire dominical qui est présenté comme un bon moyen d'arrondir ses fins de mois. Et tant pis pour celles et ceux qui aiment consacrer le dimanche à leur famille, à leurs amis, à leurs loisirs...
L'unité syndicale retrouvée pour ce 1er mai témoigne des difficultés présentes mais encore davantage des craintes qu'éprouvent les Français quant à leur avenir. Aujourd'hui, la fête du travail est passée, l'heure n'est plus aux défilés. Reste le sentiment chez nos concitoyens que l'insécurité sociale gagne du terrain. Face à ces inquiétudes, il est aussi anachronique que vain de vouloir rogner les acquis sociaux ou disqualifier les syndicats. Sauf à renouer avec une politique réactionnaire que je croyais pourtant appartenir à une autre époque.
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Commentaires
le 1er mai n'est pas la fête du travail, mais celle des travailleurs. On y commémore les victimes du travail et particulièrement les martyrs des luttes sociales.
Ecrit par : Paul du 59 | 06 mai 2009
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