29 avril 2009
Pour une culture commune de la différence
" Pour une culture commune de la différence "

Nadia Benbahlouli est conseillère municipale déléguée auprès du maire de Tourcoing pour les politiques en direction des personnes handicapées. Elle dresse ici un premier bilan de l’action de la municipalité en faveur des personnes handicapées.
Ma délégation, depuis mars 2008, sur les politiques liées aux handicaps participe d'un projet d'ouverture, de tolérance sociale, basée sur des valeurs humanistes où la générosité, la solidarité, l'altruisme ont toute leur place.
La crise financière et économique n'épargne personne et notamment pas les plus vulnérables. Aussi, le monde du handicap se voit lui aussi poussé vers la précarité, dans des proportions plus importantes que l'on ne pourrait le soupçonner.
Le handicap est une question transversale qui touche différents domaines comme l'accessibilité, le transport, le déplacement, l'éducation, l'emploi, l'insertion et la formation, le logement, la santé, le sport, le loisir et les vacances, la citoyenneté, la culture... C'est justement le travail de la Commission extra municipale des personnes en situation de handicap (CEMPH) d'établir les besoins et de repérer les anomalies en collaboration avec les élus, les institutions, les associations et les familles.
Depuis la première réunion de la CEMPH en juillet 2008, nous avons mené à bien un bon nombre de projets et engagé comme jamais Tourcoing sur la voie de la normalisation du handicap. L'action de la Commission a été rendue possible par un choix budgétaire sans précédent de la municipalité : l'investissement cette année en faveur du handicap s'élève à 1 million d'euros, contre 120.000 euros en 2008.
Nous avons été l'une des première villes en France à lancer une étude globale de mise en accessibilité de l'ensemble du bâti et notamment les établissements recevant du public (ERP). Nous sommes entrain de porter le taux global d'accessibilité aux ERP à plus de 71% et il atteindra plus de 78% en 2015-2016 ce qui nous placera bien au-delà des exigences de la loi.
Nous avons choisi de porter nos efforts sur les jeunes parce que l'école de la République se doit d'accueillir tous les enfants, sans distinction. A la fin de l'année 2013, chaque enfant Tourquennois pourra être scolarisé à moins de 10 minutes de chez lui dans une école répondant à tous les critères d'accessibilité. Et toujours à propos de scolarisation, une classe relais pour enfants autistes a été ouverte à l'école Paul Claudel.
Notre municipalité se devait de montrer l'exemple et l'accueil de l'Hôtel de Ville entièrement repensé sera accessible aux personnes handicapées à l'automne prochain.
Autre domaine pour lequel nous nous sommes particulièrement investis : le sport. L'aide financière apportée aux personnes en situation de handicap pour intégrer les clubs sportifs de Tourcoing a eu pour effet d'augmenter le nombre de pratiquants. En un an, nous sommes passés de 5 licenciés à plus de 100.
Ces exemples illustrent à quel point nous sommes décidés à rendre la vie facile aux personnes handicapées. Ce chantier est immense et je suis heureuse de constater que les choses avancent à bon rythme. Tourcoing s'est donné le moyens d'être exemplaire pour que chacun, quel que soit ses différences, se sente bien dans notre ville.
17:45 Publié dans L'Invité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 avril 2009
La séquestration, un nouveau filon
La méthode qui consiste pour des salariés à séquestrer les chefs d'entreprises pour les obliger à négocier est-elle en passe de se banaliser ? Probablement si l'on en juge par la formation mise au point par un cabinet de conseil en stratégie d'information.
" VAE Solis Corporate " propose en effet une demi-journée de formation destinée aux dirigeants " susceptibles, nous révèle l'AFP, d'être confrontés à des séquestrations ". On remarquera au passage l'utilisation du mot " susceptibles " qui laisse entendre que certains patrons sont plus exposés que d'autres. Les intéressés se reconnaîtront peut-être...
La formation est du genre express et intensive. Une demie-journée, consacrée dans un premier temps à la négociation " malgré la pression " animée par " des professionnels de la négociation formés au sein des unités spéciales des forces de l'ordre et de la sécurité ". Après les recommandations de ces pros dont le pedigree laisse deviner des hommes aux nerfs et aux muscles en acier, un second temps est réservé à la stratégie de communication adéquate.
L'opportunisme de cette entreprise de formation me laisse pantois. Mais surtout il faut espérer (sans vouloir souhaiter aucun mal aux promoteurs de cette formation) que les clients ne se bousculent pas. Sauf à se résigner et à considérer que le désespoir qui conduit des salariés licenciés à se lancer dans des aventures jusqu'au-boutistes est parti pour durer.
09:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : formation, sequestration
22 avril 2009
Une charte de bonne conduite pour les antennes relais
Tourcoing a élaboré une charte sur la téléphonie mobile qui s'inspire du principe de précaution. Soumise le 17 avril aux associations de riverains et de consommateurs ainsi qu'aux opérateurs de téléphonie mobile, elle a été présentée à la presse mercredi 22 avril.
A cette occasion, France 3 a réalisé un reportage qui met en lumière les principales mesures contenues dans cette charte.
Antennes relais 22.04.09
envoyé par mfdelannoy
21:20 Publié dans En actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 avril 2009
Réunion de bilan : la première
J'ai vécu hier soir avec l'équipe municipale, dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville, un de ces temps forts de la démocratie de proximité qui donne tout sons sens au mandat de maire.
Cette soirée était la première des trois rencontres organisées jusqu'à demain, vendredi, et consacrées au bilan de l'action municipale.
Voilà un an que les Tourquennois nous ont accordé leur confiance, il allait de soi que nous fassions avec eux un état des lieux des réalisations déjà enregistrées et des projets en cours.
Cette règle de transparence est un élément fondamental de notre méthode et de notre éthique politique et je crois pouvoir dire que les Tourquennois y sont très sensibles.
J'en veux pour preuve l'attention permanente de l'assistance et les questions très concrètes qui nous ont été posées. Questions auxquelles nous avons répondu avec un souci de clarté et de vérité.
D'ailleurs, à l'issue de cette rencontre, des groupes se sont formés et les discussions se sont prolongées entre les élus et les Tourquennois. Le protocole y a un peu perdu en solennité. La démocratie, elle, en est ressortie revigorée.
19:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, bilan transparence
15 avril 2009
Pour en finir avec les pièges du crédit à la consommation
Je viens de signer " l'appel en faveur d'une vraie réforme du crédit à la consommation " lancé par l'UFC-Que Choisir.
Cet appel s'adresse au gouvernement pour que sa majorité légifère en faveur d'une réforme du crédit à la consommation.
Le texte préconise en particulier, une meilleure information des consommateurs, l'obligation imposée aux vendeurs de vérifier la solvabilité de l'emprunteur avant de proposer un crédit ainsi qu'une stricte limitation du crédit dit " revolving ".
A l'appui de cet appel, l'UFC-Que Choisir met en avant des chiffres édifiants, résultats d'une enquête menée sur le crédit. On apprend ainsi que 73% des distributeurs de crédit du Nord, sollicités par les enquêteurs de l'association, ont été orientés par les vendeurs vers des crédits " revolving " et que 100% des lieux de vente ont cherché à fournir au consommateur, à son insu, une réserve d'argent via les cartes de magasins. Des pratiques à rapprocher d'autres chiffres : le Nord est le premier département français pour le taux de surendettement et 80% des dossiers de surendettement comprennent un crédit " revolving ".
Comment ne pas voir dans ces crédits piégés, accordés sans retenu -et même au besoin en forçant un peu la main- la même logique perverse que celle qui a ruiné des centaines de milliers de ménages américains ? Et au bout du compte, plongé l'économie mondiale dans une crise économique historique.
Il est donc grand temps de stopper par la loi, cette fuite en avant dont les ménages de notre département sont les premiers à faire les frais.
http://www.quechoisir.org/pages/communiques/Distribution-...
14:11 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : consommation, crédit, que choisir
10 avril 2009
Le bel anniversaire du tournoi de la Jeune Garde
S'il est un événement sportif que j'attends avec impatience, c'est bien le tournoi mondial de basket de la Jeune Garde de Tourcoing. Et cette année tout spécialement parce qu'il fête son 20ème anniversaire.
Voilà 20 ans en effet que l'élite internationale des jeunes basketteurs converge vers Tourcoing pour le week-end de Pâques. Coup de chapeau , au passage aux organisateurs et aux bénévoles qui ont su faire monter en puissance ce tournoi devenu un classique. Un tournoi que la municipalité soutient avec un véritable plaisir. Nous avons d'ailleurs, fait un effort financier exceptionnel cette année pour accompagner la réussite de cet événement.
Russes, Américains, Marocains... Huit clubs représentant autant de nationalités (en comptant la sélection de la métropole lilloise) vont donc faire le spectacle au complexe Léo Lagrange avec l'espoir de s'adjuger le titre.
Et puis l'arrivée de ces basketteurs venus des quatre coins de la planète fait souffler dans la ville un vent d'exotisme qui dépayse. Tenez, avez-vous déjà entendu prononcé " Tourcoing " en Serbe ?
La finale aura lieu lundi 13 avril à 17 h au complexe Léo Lagrange
http://www.tournoibasket-tourcoing.com/
15:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : basket, jeune garde
09 avril 2009
G20, le meilleur est (peut-être) à venir
Une fois éteints les projecteurs médiatiques que reste t-il du G20 ? Les avis sont partagés. Grosso modo, deux courants d'opinion se dégagent aujourd'hui : les déçus et les enthousiastes.
Il est certain que ceux qui pensaient que Londres 2009 resterait à jamais dans les livres d'histoire comme l'acte refondateur du capitalisme ou même signerait l'enterrement de l'économie libérale en sont pour leurs frais.
Quant aux autres, qui soutiennent que ce G20 fait rentrer l'économie mondiale dans une ère de progrès moral et de richesses équitablement partagées, ils seraient peut-être inspirés de tempérer leur emballement et de s'en tenir au " wait and see " comme on dit à Londres.
Pour tenter d'y voir clair, faisons un bilan non exhaustif de ce G20 au travers d'un rapide tour d'horizon de ses principales résolutions.
Le sommet a choisi d'agir sur la croissance et l'emploi. Le programme présenté se chiffre à 1.100 milliards de dollars qui se traduisent notamment par un triplement des ressources du FMI et un soutien de 250 milliards de dollars au commerce. Pour le reste, il met en avant des principes généraux, sans donner beaucoup de détails.
Le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, n'a cessé de le répéter depuis le début de la crise : il est indispensable de purger les établissements bancaires gangrenés par des produits toxiques (des titres composites et hyper spéculatifs devenus de la monnaie de singe ) pour restaurer la confiance dans le système financier. Le G20 entend donc " décourager les prises de risque excessives " en mettant en œuvre des nouveaux principes " exigeants " sur la rémunération des banquiers et il prendra des mesures, quand la reprise sera assurée, pour améliorer le capital des banques. Les règles comptables vont être améliorées et les agences de notation mieux encadrées. Là encore, le G20 s'en est tenu à des promesses, sans préciser le type de mesures envisagées.
Quant aux paradis fiscaux, le sujet semble avoir été particulièrement sensible entre les Etats. Une " liste grise " d'une quarantaine de pays a finalement été dressée. Ces " mauvais élèves " sont désormais sommés de se mettre en conformité avec les principes de transparence et d'harmonisation fiscales. Mais, de l'aveu même du président de l'OCDE, " il reste beaucoup à faire pour la traduction pratique de ces engagements ".
Alors, au bout du compte, je pense que ce G20 est surtout porteur de promesses qu'il faut maintenant inscrire dans les faits. Les négociations du cycle de Doha sur les échanges commerciaux dans le monde seront un bon indicateur. Il s'agira là, en effet, de décider de l'utilisation des 250 milliards d'euros d'aide au commerce mondial affectée par le G20. Et l'on mesurera si le sommet de Londres se résume ou non à un catalogue de bonnes intentions.
Au moins symboliquement, ce G20 marque, quoi qu'il en soit, le retour du politique dans le champ de l'économie qu'il avait quasiment déserté sous la pression de la pensée unique libérale
Certes, on peut déplorer que les syndicats ou les ONG n'aient pas été associés aux discussions. Ou que ce sommet fasse si peu cas de la question écologique, alors même qu'elle interroge dans ses fondements même, notre modèle de développement économique.
Londres n'est donc pas le grand virage espéré. Plutôt une prise de conscience salutaire des gouvernants de la planète : il est urgent de remettre de l'ordre et de la justice dans le chaos provoqué par la financiarisation de l'économie et un capitalisme aussi arrogant que dangereux.
15:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : g20, paradis fiscaux
08 avril 2009
Sans-papiers, des chiffres et des hommes
C'est une mère de famille de 59 ans placée, 9 heures durant, en garde à vue à Coquelles, coupable de recharger les téléphones portables de clandestins. C'est une perquisition dans une antenne Emmaüs de Marseille dans le but de débusquer des personnes sans titre de séjour...
Eric Besson, a décidé d'appliquer avec zèle la lettre de mission que lui ont adressée Nicolas Sarkozy et François Fillon. Ce document précise en effet que le ministre de l'immigration doit porter à 5000, en 2009, les interpellations " pour des faits d'aide illicite à l'entrée et au séjour d'immigrés en situation irrégulière ",contre 4300 en 2008.
Ce matin, sur France Inter, Eric Besson s'est défendu de vouloir s'en prendre à celles et ceux dont le seul crime est de tendre la main à des personnes qui, pour être sans papiers, n'en sont pas moins des êtres humains, souvent en détresse : " le délit de solidarité n'existe pas, c'est un mythe " a lancé le ministre. Pourquoi donc alors s'en prendre à des personnes ou des associations qui manifestement et de notoriété publique n'ont rien de criminelles ?
A l'appel de nombreuses associations, des manifestations ont eu lieu aujourd'hui un peu partout en France pour dénoncer cette politique du chiffre. Une politique qui conduit des citoyens au-dessus de tout soupçon à devoir rendre des comptes pour un portable chargé ou une nuit de repos offerte dans un foyer.
17:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clandestins, besson
02 avril 2009
Un décret en forme de paravent
Face à l'émotion suscitée par les rémunérations extravagantes de dirigeants des grandes entreprises du CAC40, le gouvernement s'est décidé à faire un geste. Mais on sent bien que le cœur n'y est pas.
Le décret présenté par François Fillon s'appliquera, est-il indiqué, "au moins jusqu'en 2010 " et concernera, a expliqué le Premier ministre, " les entreprises bénéficiant d'un soutien exceptionnel dans le cadre de la crise financière ". Les dirigeants de ces entreprises devront donc renoncer aux stock-options et aux actions gratuites. Quant à la part variable des rémunérations, elle sera déconnectée des performances boursières. Leurs critères d'attribution devront être rendus publics et leur versement sera interdit, si l'entreprise procède à "des licenciements de forte ampleur ". En résumé : ces mesures sont temporaires puisqu'elles pourront prendre fin dès l'année prochaine (échéance prévue pour leur évaluation et une éventuelle prolongation). Ensuite, le flou qui entoure la question des licenciements laisse le champ libre aux abus.
S'il est prévu que les entreprises publiques devront respecter des "règles et principe de gouvernance d'un haut niveau d'exigence éthique ", l'immense majorité des entreprises privées, ne sont pas visées. Pour elles, le Premier ministre s'est contenté de demander à Christine Lagarde et Brice Hortefeux d'écrire au MEDEF et à l'AFEP (Association française des entreprises privées) afin d'exiger la mise en place d'un comité des sages chargé de veiller " à ce que les dirigeants mandataires sociaux des entreprises mettant en œuvre un plan social d'ampleur ou recourant massivement au chômage partiel reconsidèrent l'ensemble de leurs rémunérations ".
Je me demande si c'est le cynisme ou bien la naïveté qui inspire cette recommandation. En effet, sérieusement, est-ce que l'on compte vraiment sur la vertu soudainement retrouvée de grands capitaines d'industrie pour en finir avec des pratiques en cours depuis des années ?
Enfin, ce décret ne concerne pas les parachutes dorés ni les entreprises bénéficiaires du Fonds stratégique d'investissement.
Tout bien pesé, ce décret répond uniquement au souci de calmer l'opinion. Mais certainement pas à une volonté claire de moraliser un certain capitalisme qui refuse de voir l'indécence qu'il y a à s'accorder des primes mirobolantes à l'heure des plans de licenciements massifs et des hausses vertigineuses du chômage.
La patrie du libéralisme, elle-même, a signifié, par la voix du président Barack Obama, que les temps avaient changé. Nicolas Sarkozy lui, fait mine de l'ignorer. De sorte que nous cultivons une exception française à contre-courant de la justice et de l'histoire.
16:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 avril 2009
Un inquiétant climat de violence urbaine
Des policiers tombent dans un guet-apens tendu dans une banlieue et essuie des coups de feu. Cette scène n'est pas extraite d'un film à sensation mais de la chronique bien réelle de certains quartiers de la région parisienne.
Cité récemment dans " Le Monde ", le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s'alarme en constatant que l'usage d'armes à feu contre les forces de l'ordre signifie " qu'un verrou psychologique a sauté ".
De leur côté les syndicats de police dénoncent " une montée de violence organisée et armée ".
Les tensions atteignent des niveaux jusque là jamais connus. Les premières victimes en sont les policiers et les habitants d'un niveau social modeste qui vivent, on peut facilement l'imaginer, la peur au ventre.
Il n'y pas si longtemps, Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, vantait les mérites du Karcher.
Un outil qui allait sans coup férir extirper la violence des cités...
10:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police, victimes, sécurité


