27 mars 2009
Le budget de la ville est adopté
Consensuel. Le plus souvent, lorsque cet adjectif est accolé au mot budget cela revient -sans le dire mais en le pensant très fort- à considérer ce budget comme inconsistant. D'ailleurs on parle souvent de consensus mou pour désigner des décisions politiques qui, à vouloir ménager chèvre et choux, droite et gauche, froid et chaud, etc. abdiquent toute ambition.
Aussi, les conditions d'adoption, hier soir, au conseil municipal du budget 2009 en sont d'autant plus remarquables car elles battent en brèche les idées reçues.
La majorité municipale (PS, Modem, Communistes, Verts, société civile) s'est prononcée en faveur de ce budget. Seul le FN a voté contre. Mais la bonne surprise est venue de l'UMP. D'habitude prompte à s'opposer, elle a choisi, pour la première fois, l'abstention. Une marque d'adhésion qui contribue à un consensus appréciable, surtout en ces temps de crise.
Pourtant ce budget est la traduction littérale et chiffrée de l'analyse de la situation économique et sociale que je défends avec mon équipe : dans un contexte très dégradé, il faut impulser l'activité et passer à l'offensive. Je suis convaincu que c'est par l'investissement que l'on peut efficacement soutenir les entreprises, notamment locales, et donc préserver l'emploi priorité des priorités. Voilà pourquoi, sans augmentation de la pression fiscale, le budget d'investissement s'élève à près de 31M€, en hausse de 20% par rapport à 2008.
Ce budget est le premier que je défendais, en qualité de maire. La conjoncture économique commandait d'affirmer des choix clairs, volontaristes à la mesure des difficultés que traverse notre pays, sans faire l'impasse sur l'éducation, la sécurité, le handicap ou l'environnement.
Je me félicite que la plupart de nos orientations fassent désormais l'objet d'un consensus.
17:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : budget



















Commentaires
et Quid de l'action culturelle tourquenoise ?
Je sais que tu ne peux tout aborder dans un cet espace, mais on ne peut que constater que lors des périodes de disette fiscale, dont je ne t'attribue pas la responsabilité (celle ci est connue et se nomme RGPP ou décentralisation), la première victime est souvent la politique culturelle.
Il me semble que c'est une erreur commise trop souvent, car de la culture découle un grand nombre de fait sociaux.
Ecrit par : Paul du 59 | 28 mars 2009
Bonjour Paul,
Pour répondre à ta question, la culture n'a évidemment pas été oubliée dans ce premier budget de l'équipe municipale. Elle est en effet trop souvent malmenée en période de crise.
Alors qu'au contraire, elle est un élément essentiel pour surmonter les moments difficiles.
La volonté culturelle s’affirme bien au travers de ce budget.
En effet, parmi les nombreux projets de cette année 2009, celui de la rénovation du Théâtre Raymond Devos tient une place importante ; tout comme la nouvelle médiathèque de Belencontre, enjeu culturel majeur du quartier, qui entrera dans sa phase d'étude pour une réalisation d'ici 2014.
Pour promouvoir le futur musée Eugène Leroy, dont la première exposition aura lieu en 2010, nous avons prévu la création d’un poste.
D'autres travaux auront lieu aussi pour un meilleur accueil du public et une valorisation des espaces, notamment au Centre d'histoire locale, à la chapelle de l’Hospice d’Havré
ou encore à Notre des Anges.
Pour reprendre André Malraux, je crois que la culture ne s'hérite pas, elle se conquiert. C'est notre rôle de permettre cela à tous les Tourquennois.
En revanche, la décentralisation est concept qu'il ne faut pas, à mon sens, abîmer. La droite en a fait malheureusement une habitude qui l'a conduit à cette pseudo "décentralisation". La vraie, celle portée par Gaston Defferre et Pierre Mauroy, était tellement plus constructive.
A bientôt
Cordialement,
Michel-François DELANNOY
Ecrit par : Michel-François DELANNOY | 31 mars 2009
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