20 février 2009

Un budget offensif et responsable pour Tourcoing

Tous les conseils municipaux sont importants. Bien sûr. Mais celui qui s'est tenu jeudi 19 février l'était particulièrement. Dans un contexte marqué par la crise économique et les inquiétudes qu'elle suscite, j'ai tenu avec l'équipe qui m'entoure, à tracer une feuille de route claire pour l'année 2009 et le mandat, exact reflet de nos engagements et de notre méthode. Ce conseil, consacré au débat d'orientations budgétaires a permis également l'adoption d'un plan de lutte contre l'habitat indigne, d'une ampleur sans précédent.19013687.jpg

- D'abord, le budget. Il sera offensif. Le pire serait de se laisser gagner par la sinistrose alors que notre ville se transforme et continue à attirer des investissements publics et privés que beaucoup nous envient. Pour ne citer que les plus récents, je rappellerais l'installation du siège mondial de Kipsta à l'Union ou l'accueil du futur bassin olympique de la métropole. Le moment n'est pas venu de réduire la voilure. La dynamique de développement doit être confortée. C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé de proposer, en mars prochain, lors du vote du budget, une augmentation de 20% des sommes affectées à l'investissement.

Ce budget sera aussi responsable : la majorité municipale s'était engagée à ne pas augmenter la pression fiscale et nous respecterons notre engagement malgré un contexte particulièrement tendu provoqué par la crise économique et financière.

école.JPGEtre responsable, c'est aussi ne pas céder à la panique en sacrifiant l'essentiel au motif que souffle le vent mauvais de la crise. Parce que l'éducation est un enjeu primordial à nos yeux, son budget sera sanctuarisé, pas un seul centime ne manquera à l'éducation pas plus d'ailleurs qu'au handicap.

- Ce conseil municipal a aussi adopté à l'unanimité, un plan de lutte contre l'habitat indigne qui, en collaboration avec la CAF, va nous donner les moyens d'amplifier notre action de prévention, mais aussi nous permettre de sanctionner les bailleurs sans scrupule.70160.JPG

Je tiens d'ailleurs à avertir solennellement ces marchands de sommeil : ils sont indésirables et j'ai bien l'intention de ne pas les laisser dormir. Ce plan est de très grande envergure puisqu'il concerne tous les logements privés de la ville de plus de 30 ans.

- Enfin, une subvention de 5000 Euros a été votée à l'unanimité en faveur de Help Doctors, association humanitaire, qui projette la construction d'un dispensaire à Rafah, dans la bande de Gaza.

Je me rends compte que cette note est bien plus longue que celles que je vous écris régulièrement sur ce blog. Mais un conseil municipal aussi important pour les Tourquennois méritait bien une petite entorse aux habitudes !

19 février 2009

Nicolas Sarkozy, l'improvisateur

Quelques gestes pour tenter d'apaiser la tension sociale mais toujours pas de plan à la mesure de la crise que nous traversons.

C'est peu dire que le sommet social du 18 février a déçu. On sent bien d'ailleurs que c'est du bout des lèvres -et sous la seule pression- que le président de la République s'est enfin décidé à lâcher un peu de lest, à contrecœur, toujours persuadé que la relance de notre économie ne passe pas par le soutien au pouvoir d'achat.

L'ensemble des mesures sociales et fiscales concédées représentent donc 2,6 milliards d'euros. Nous sommes très loin du compte au regard par exemple des 14 milliards de bénéfices engrangés par Total en 2008.

Nicolas Sarkozy saupoudre, rafistole mais il n'a toujours pas de vision claire à proposer aux Français. Hier, il traitait d'irresponsables ceux qui plaidaient pour une relance par la consommation. Aujourd'hui, le Président distribue quelques miettes de pouvoir d'achat aux classes moyennes, redécouvrant au passage les vertus de l'Etat arbitre et protecteur.

Le Président navigue à vue et nage en pleine contradiction pendant que nos concitoyens les plus vulnérables payent la note d'une politique brouillonne qui les ignorent.

Notre pays a pourtant plus que jamais besoin qu'on lui indique clairement le cap à tenir.

Pour en savoir plus : cliquez sur l'icôneps_logo-badge.1233141721.jpg

Recul du chômage de longue durée à Tourcoing

En matière de lutte contre le chômage, il convient de rester à la fois modeste, parce que la tâche est immense, et prudent, car on n’est jamais à l’abri d’un retournement de conjoncture.

Pas d’emballement donc à la lecture du bilan 2008 de l’emploi à Tourcoing mais une satisfaction mesurée, car je remarque que nombre d’indicateurs sont bien orientés et nous distinguent positivement des tendances régionales et nationales.

-Notre ville fait en effet figure d’exception puisqu’elle a vu diminuer le nombre des demandeurs d’emplois de longue durée de 0,4% contre une augmentation de 6,2% dans la région et 3,1% au niveau national.

-Le nombre de demandeurs d’emploi de très longue durée (plus de 24 mois) a baissé à Tourcoing de 9,9% alors que dans le Nord-Pas-de-Calais, le reflux était de 0,9% et en France de 3,3%.

-Si globalement le nombre de demandeurs d’emplois (catégorie1) augmente de 8,8% à Tourcoing, dans le Nord-Pas-de-Calais, la hausse est de 10,8% et 11,6% en France. Nous avons donc mieux résisté qu’ailleurs à la poussée du chômage.

Ces résultats témoignent notamment du travail de tous les acteurs locaux de l’emploi. Ils nous encouragent également à poursuivre la politique de développement économique de notre ville. Un développement économique qui profite à tous.

Cours pratiques d’instruction civique

marianne.jpgC’est avec grand plaisir que j’ai joué au guide pour des élèves de CM2 de l’école Paul Bert, venus mardi 17 février, découvrir l’Hôtel de Ville. De la salle du conseil municipal à mon bureau, en passant par la galerie des maires, les enfants ont pu se familiariser avec bien des aspects d’une institution qui trop souvent, dans leur esprit, se résume à un bâtiment où l’on " fait des papiers ".école2.JPG

A la fois curieux et impressionnés, ils n’ont pas hésité à poser des questions directes et pleines de bon sens sur le rôle du maire.

Cette visite a, je crois bien, contribué à leur faire franchir un pas de plus vers la connaissance de nos institutions républicaines.

16 février 2009

Taxe professionnelle : Nicolas Sarkozy improvise

Taxe professionnelle : Nicolas Sarkozy improvise

Nous nous sommes désormais habitués aux déclarations à l’emporte-pièce de Nicolas Sarkozy. Les plus indulgents y voient même la manifestation d’un esprit en perpétuelle ébullition. Mais là, même en faisant appel à toute la psychologie du monde, je me demande encore quelle mouche a piqué notre Président.

Voilà donc qu’au cours de sa dernière communication télévisée, il lâche sans prévenir : « On supprimera la taxe professionnelle en 2010 parce que je veux que l’on garde des usines en France ». Tant pis pour la concertation. La formule « Je veux » émanant du plus haut personnage de l’Etat -quand bien même démocratique- ne se discute pas. Là encore, nous avons appris à connaître le Président et nous savons que son "volontarisme" s’accommode mal de consultations assimilées dans son esprit à d’inutiles bavardages et pertes de temps. Soit.

Mais peut-on tout de même, au risque de l’impertinence, demander comment on raye d’une parole la Taxe Professionnelle (TP) et surtout par quoi on la remplace ?

Cette TP représentait en 2007, pas moins de 43,7% du produit fiscal direct des collectivités locales. Réponse du Président : « Il y a des possibilités autour de la taxe carbone notamment. Nous verrons… ». Or, il est notoire que la taxe carbone (taxe qui s’appliquerait à tous les produits en fonction de leur teneur en CO2) ne suffirai pas, loin s’en faut, à compenser la suppression de la TP.

Toutes les associations d’élus à gauche comme à droite déplorent l’absence de concertation préalable et s’inquiètent de la disparition de recettes fiscales indispensables à leurs missions. Les déclarations tardives de François Fillon affirmant que la disparition de la TP sera « évidemment compensée», sans plus de précision, n’ont évidemment pas rassurées.

Je suis pour ma part favorable à la disparition de cet impôt stupide. Mais il doit être remplacé par une fiscalité dynamique accompagnant l’effort des collectivités qui s’investissent dans le développement économique. Il faut donc une vraie réforme de la fiscalité locale, dans la concertation et la réflexion.

Sinon le «Je veux » de Nicolas Sarkozy risque bien d’accoucher d’un bricolage fiscal, au mieux sans le moindre effet positif sur la compétitivité de nos entreprises et au pire à une usine à gaz.

Les illusions perdues

 Les illusions perdues

Jusqu’où descendra t-il ? Voilà bien la question que je me pose à la lecture des récents sondages mesurant la popularité de Nicolas Sarkozy. Tous les instituts convergent : Nicolas Sarkozy dévisse. Selon OpinionWay pour Métro, la côte du Président perd 6 points en un mois pour s’établir à 40% d’opinions favorables. Quant au baromètre Ipsos-Le Point, il attribue au chef de l’Etat une côte de confiance de seulement 36%…

Plus troublante encore, l’enquête CSA pour le Parisien, réalisée au lendemain de la communication télévisée présidentielle, et qui met le doigt là où ça fait mal : 39% des français font encore confiance à Nicolas Sarkozy " pour affronter les principaux problèmes qui se posent au pays ".

Le plus troublant dans ce constat, c’est que l’effet mécanique passage à la télévision/remonté de la côte de popularité n’a pas profité au chef de l’Etat. Comme si les grosses ficelles et les tours de passe-passe habituels de Nicolas Sarkozy avaient fait leur temps. Les Français ne sont plus dupes de ces performances médiatiques qui se résument pour l’essentiel à des effets d’annonce et des promesses sans lendemain.

Face à la crise économique et financière, les Français, inquiets attendent des réponses claires, une politique juste, cohérente. Ils ne peuvent plus se contenter des paroles confuses d’un marchand d’illusions.

13 février 2009

Feu vert pour la piscine olympique de Tourcoing !

Feu vert pour la piscine olympique de Tourcoing !

Il est des dossiers qui réclament du temps et de l’énergie. Aussi lorsqu’ils se concrétisent on en éprouve une satisfaction à la mesure de ces efforts. Le bassin olympique de natation fait sans aucun doute possible partie du nombre et il marque une nouvelle étape très importante dans le développement de Tourcoing.

Aussi, moins d’un an après les élections municipales, je suis donc ravi de vous annoncer que, vendredi 13 février, le conseil de Lille Métropole Communauté Urbaine a voté la délibération engageant la procédure de construction d’un bassin olympique à Tourcoing. Je tiens d’ailleurs à remercier Martine Aubry, présidente de LMCU et Michèle Demessine, vice présidente de LMCU en charge du sport, d’avoir soutenu ce projet avec détermination et enthousiasme.

Seule piscine équipée de fosses de plongée entre Paris et Bruxelles, le site Tourquennois est incontestablement taillé pour attirer les nageurs, bien au-delà des frontières métropolitaines et sera le lieu de référence des grandes compétitions de natation.

La délibération acte également la mise en oeuvre d’une veille foncière aux abords du périmètre de ce futur équipement. Un dispositif qui permettra l’acquisition des terrains qui constitueront le point d’ancrage du futur quartier d’affaires.

L'Etat se désengage, les Nordistes payent la note

L’Etat se désengage, les Nordistes payent la note

Une hausse moyenne de 15% de la fiscalité départementale prévue au budget 2009 du Conseil Général. Suite à cette décision prise à contre-cœur par l’institution départementale, le contribuable nordiste est aujourd’hui bien en droit de réclamer des explications.

Pourquoi donc une pareille augmentation ? La réponse tient pratiquement en un mot : désengagement. Un mot qu’il faut éclairer par un chiffre : 164 millions d’euros. C’est le montant qui devrait être versé au Département du Nord si l’Etat compensait intégralement les charges qu’il a transférées au Conseil Général.

L’Etat se défausse donc sur le Département qui endosse bien malgré lui le mauvais rôle, en augmentant les impôts.

Les missions assurées par le Département sont, je le rappelle, dominées par l’action sociale (lutte contre les exclusions, aides à l’enfance et à la famille, aux personnes âgées, aux collèges, aux personnes handicapées, etc.). Il n’était donc pas envisageable de rogner sur ces interventions essentielles à la solidarité et la cohésion sociale. Mais notre gouvernement n’en a cure. Il sait bien que nous ne déroberons pas à nos responsabilités à l’égard de nos populations, notamment les plus vulnérables.

Socialement critiquable, ce désengagement de l’Etat, en accroissant la pression fiscale pénalise aussi l’économie. Puisque plus d’impôt signifie moins de pouvoir d’achat pour les ménages, ce qui dans la période d’incertitude que nous traversons se répercutera sur la consommation.

Face à la crise, ce gouvernement est décidément toujours aussi mal inspiré pour trouver des réponses équitables et efficaces

06 février 2009

L'avenir de la Métropole selon "Le Monde"

Dans son édition datée du mercredi 4 février, le quotidien "Le Monde" consacre un "Décryptage"à Lille et sa communauté urbaine.

La présentation du projet "1000 hectares" (lire par ailleurs) le jour de cette parution, était un excellent prétexte pour dresser un état des lieux des atouts de notre économie territoriale et de ses ambitions, notamment en matière de nouvelles technologies.

Ce dossier très complet, riche en chiffres et agrémenté d'interviews et de portraits, m'a donné l'occasion de souligner le dynamisme, non seulement de la Métropole, mais aussi les succès des entreprises tourquennoises. Notamment celles positionnées dans la filière images, filière porteuse d'avenir s'il en est.

L'extraordinaire aventure d'Ankama, installée sur l'ancienne friche Vanoutryve, n'a pas manqué d'éveiller la curiosité des journalistes qui notent que "ce développemement est une aubaine pour Lille-Métrpole et sa région qui ont décidé d'installer sur la plus grande friche industrielle de France -73 hectares autour du canal de Roubaix-, un écoquartier et une pépinière d'entreprises". Chacun peut le constater, le quartier de l'Union est incontestablement en très bonne voie pour jouer son rôle de locomotive industrielle de la Métropole lilloise.

Les très mauvais chiffres du chômage

Les très mauvais chiffres du chômage

45.800 demandeurs d’emplois supplémentaires pour le seul mois de décembre 2008. Après les 60.000 de novembre, chacun s’attendait à une envolée du chômage en France mais probablement pas jusqu’à un tel niveau. La barre symbolique des deux millions est dépassée pour la première fois depuis avril 2007.

Pour s’en tenir au Nord-Pas-de-Calais on a enregistré, durant la même période, 2685 inscriptions au Pôle-Emploi (ex-ANPE). Le taux de chômage s'établit ainsi à 10,4% soit 3 points au-dessus de la moyenne nationale.

On assiste là, chacun en est bien convaincu, aux premières répercussions de la crise économique.

J’ai déjà dit ici ce que je pensais du plan de relance du gouvernement. Il est à la fois sous dimensionné (en comparaison par exemple aux plans espagnols, britanniques, américains..) et déséquilibré puisqu’il mise uniquement sur l'investissement en faisant l’impasse sur la consommation.

La crise donc, sans aucun doute possible, est pour beaucoup dans ces mauvaises statistiques. Mais pas seulement.

Un examen attentif des chiffres sur toute l’année 2008 révèle que le retournement du marché de l’emploi précède de plusieurs mois la crise économico-financière.

Notre pays paye en effet les conséquences de la flexibilité de son marché de l’emploi que d'aucuns, à droite, trouvent pourtant encore trop "rigide".

Il est d'ailleurs révélateur à cet égard que les investissements consentis par le gouvernement pour relancer le secteur du bâtiment ne s'accompagnent d'aucune contrepartie. Il aurait été logique et salutaire qu'en échange des millions d'euros injectés dans la filière, l'Etat obtienne des engagements des entreprises en termes d'emplois durables. Mais Nicolas Sarkozy répugne à l'idée même de froisser les grands patrons. Lorsque Barack Obama, Président des Etats-Unis -référence historique et universelle du libéralisme- plafonne les salaires des dirigeants des grandes entreprises, la France, elle, s'en remet à leur sagesse.

Il faut savoir qu'en France, deux embauches sur trois se font en CDD. Or, et on le voit bien aujourd’hui, sous l’effet du ralentissement de la croissance, les entreprises se séparent d’abord de leurs salariés précaires. A l’inverse l’Allemagne résiste mieux car son marché du travail est moins flexible.

Autre facteur aggravant, l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires : le fameux "travailler plus pour gagner plus", cheval de bataille du candidat Nicolas Sarkozy durant sa campagne. Les entreprises recourent en France, plus qu’ailleurs, aux heures supplémentaires pour faire face à leurs besoins de production, l’embauche ne se justifie plus et devient exceptionnelle. La preuve : sur une année, le nombre d'heures supplémentaires déclarées au titre du dispositif d'exonération a augmenté, pour passer de 144 millions à 184,8 millions, soit une progression de 28%. Ces 40 millions d'heures supplémentaires (en plus) correspondent, selon le magazine Alternatives Economiques, à environ 90.000 postes de travail à temps plein sur un trimestre.

Cette mesure absurde qui se traduit par un gonflement du chômage n'a plus aucune raison d'être, surtout dans le contexte de dépression économique que nous connaissons. Le gouvernement reste silencieux sur le sujet. Comme si le chômage n'était pas son affaire.

 

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