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19 septembre 2007
Il y a des moments où l'on prend ou non ses responsabilités
J'ai souvent évoqué ici mes préoccupations et mon engagement sur les questions de sécurité. Je suis socialiste et d'abord républicain. Je suis attaché à ce que les règles de la vie en société, qui émanent de décisions démocratiques, soient respectées. Je le rappelle régulièrement : ceux qui ont de l'argent peuvent toujours se mettre à l'abri du désordre ou de la violence. Ce sont les forces de progrès qui ont toujours plaidé et agi pour que la sûreté soit équitablement partagée par tous.
Aujourd'hui, ce droit à la tranquillité n'est plus garanti équitablement. Dans certains quartiers populaires, c'est le désordre qui cherche à s'imposer et ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix fort : les plus vulnérables. Parce que je suis de gauche, parce que je suis républicain, je ne l'accepte pas, je ne le supporte pas. Tout comme je ne supporte pas la frénésie législative inutile si on ne donne pas les moyens à la police nationale et à la justice, d'appliquer les lois existantes. Dernièrement notre député CNI fait une proposition de loi sur le "harcèlement social". Mais combien d'entrées d'immeuble sont encore occupées de manière agressive alors même que la loi donne aux policiers le droit d'intervenir ? Arrêtons de fuir ses responsabilités : les résultats de la droite au pouvoir depuis 5 ans sont là : c'est un échec total.
C'est parce que nous devons montrer la différence avec l'agitation que j'ai proposé au maire de prendre nos responsabilités : il y a en ce moment, et depuis de trop nombreux mois, dans un secteur bien précis, des gens qui ne peuvent plus vivre normalement. Ils sont confrontés au bruit, aux intimidations,... je dis que ce n'est pas normal, que la vie en société repose d'abord sur le respect des autres. Devant la difficulté à ramener la légitime tranquillité, nous allons prendre un arrêté interdisant momentanément et à certaines heures, les rassemblements dans ce secteur. C'est un geste exceptionnel, qui ne vise qu'une chose : faire la démonstration qu'il n'y pas d'impuissance. En posant cet acte, nous devons aussi déployer plus activement nos moyens de prévention, de médiation. J'aime trop la jeunesse de ma ville pour ne pas la voir confondue avec les agissements irrespectueux d'une poignée.
Regardez sur le phénomène des pockets bikes : tout le monde en parle maintenant, des élus se sont réunis récemment. A mon initiative, avec ma collègue Annie Desquiens, dès ce printemps, nous avons pris nos responsabilités pour endiguer ce problème en confisquant les engins à la fourrière et en les détruisant au bout de 40 jours. Les effets sont là. Il y a des moments où l'expression de la solidarité, de la compassion ou de la colère ne suffit plus. Nous devons prendre, dans les compétences qui sont les nôtres, nos responsabilités.
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Commentaires
Bonjour,
Si vous pouviez déjà faire appliquer l'arrêté préfectoral interdisant les activités bruyantes entre 20 heures et 7 heures dans le quartier du Virolois et particulièrement pour la plate-forme logistique implantée rue du Levant avec entrepôts rue Paris, ce serait un minimum pour les riverains qui voient leur tranquillité bafouée au nom d'impératifs économiques micro-locaux dont la pertinence reste à démontrer. Quand un patron local bafoue le droit au sommeil de plusieurs familles en faisant partir ses camions à 3 ou 4 heures du matin, c'est aussi une manifestation d'incivilité.
Merci d'avance
Miette
Ecrit par : miette | 26 septembre 2007
Bonjour Miette,
je peux comprendre votre réaction et votre colère, surtout que, d'après ce que j'ai lu sur ce blog, c'est un problème qui dur. Cependant, je me permets aussi de vous donner mon avis. Il y a à mon sens une différence entre des "désoeuvrés" qui ennuient les gens et une activité économique. Il devrait être normal qu'une activité économique respecte la tranquilité des habitants, la vie des gens. Cependant, je pense qu'il faut pouvoir concilier l'activité éco et l'habitat en ville, ne pas créer que des zones industrielles en périphérie et des zones dortoires dans les villes. Outre l'exclusion de personnes ne pouvant ce rendre dans des zones en périphéries (pas de voiture, pas de transports en commun), cela générerait aussi beaucoup plus de trafic et donc encore plus de nuisance pour l'environnement (déplacements massifs en voiture individuelles).
Mais je vous confère que cette réflexion relève de l'intéret collectif, et qu'à votre place, j'aurais peut-être du mal à la faire.
Bien cordialement
Ecrit par : Thomas | 26 septembre 2007
Bonjour,
Surenchérir dans les délires sécuritaires ne me semble pas être politiquement souhaitable en ce moment et ça c'est pour une politique municipale qui tend à glisser dangereusement à droite pour ratisser large aux prochaine municipales.
Ne pas faire respecter un arrêté préfectoral pour protéger un petit patron qui joue la provoque depuis cinq ans, c'est autre chose.
Quant à laisser des activités en ville certes mais nous ne vivons pas dans des centres de transport routier.
Pour la réflexion sur le collectif, en tant que militante je n'ai pas vraiment attendu qu'on me donne des leçons. Les jeunes des banlieues je les connais, j'ai vécu en ZUP, je n'ai jamais rencontré le moindre problème même avec les plus durs. C'est une question de respect et de niveau de dialogue.
Par contre, les gros beaufs avec les chiens d'attaque et la nostalgie des milices m'ont toujours semblé beaucoup plus dangereux.
Si des jeunes bloquent des entrées d'immeuble, il me semble inadéquat d'attendre que la police intervienne et plus judicieux que les citoyens eux-mêmes aient le courage d'aller discuter - des jeunes ça s'éduque et pas à coup de tonfas. A force d'avoir peur et de manquer de solidarité - peur distillée par les medias et les hommes politiques - vous acceptez peu à peu une restriction insupportable de nos libertés (video surveillance, biométrie - interdiction de se rassembler...).
Par contre l'intérêt collectif consisterait à laisser un petit patron bafouer la loi ? taratata...
cordialement néanmoins - Miette
Pour les bikes-machins, dans mon quartier, il y avait un gamin qui passait tous les soirs, mon mari est sorti lui expliquer qu'après les poids-lourds qui bloquent la rue toute la journée, on en avait un peu marre. Le gamin ne passe plus et s'est excusé. Comme quoi : un peu de courage physique, un peu de confiance dans l'entendement des autres, du respect dans l'approche et de l'autorité personnelle.
Par contre les routiers pour leur faire comprendre qu'on ne charge pas un camion à 5 ou 6 heures du matin à grands jets de palettes, alors là c'est une autre affaire.
Ecrit par : miette | 26 septembre 2007
Superbe victoire !
Merci pour cette belle campagne qui a rassemblé de nombreux tourquennois. Merci d'avoir uni les groupes politiques de gauche à Tourcoing. Merci de travailler sur l'avenir de cette ville où les citoyens n'ont pas fait l'erreur de choisir ce personnage qui n'aurait fait qu'assombrir le paysage tourquennois...
De nombreux projets sont initiés. Le travail attendu sera long mais tellement bénéfique.
Ecrit par : David | 11 mars 2008
M.le Maire,
La ville aura plus a gagner en favorisant (via une nouvelle politique de mixité SOCIALE )des personnes issues de catégories socio-professionnelles différentes (niveau de vie, cultures et/ou origines nationales ) à se côtoyer ou cohabiter. La mixité sociale engendrera des quartiers hétérogènes peuplés d'habitants distincts par leurs revenus ou leurs origines. Le brassage social étant facilité par les législations, mais aussi par les acteurs sociaux comme les églises, les partis politiques, ou les associations. Les acteurs économiques, et notamment les entreprises qui s‘installent à Tourcoing , joueront aussi un rôle en termes de mixité par leur politique de recrutement de main-d'œuvre. A l'inverse , si les quartiers homogènes (quartier forteresse )regroupant une classe sociale, ou une communauté, se propagent à Tourcoing ; il y aura malheureusement une ségrégation socio- spatiale qui sera favorisée par la dynamique du capitalisme qui génèrera encore des quartiers très différenciés en termes de revenus, et des concentrations de minorités ethniques et de populations paupérisées dans la métropole lilloise. Les ghettos en Afrique du sud , aux usa , la banlieue parisienne sont l'emblème de ces territoires de relégation. Les enclaves "dorées", dotées d'une population plus riche que celle des quartiers environnants se multiplient aussi, les gated communities ,aux Bahamas, Chicago , Londres sont ainsi des quartiers fermés de murs, surveillés, et dont les habitants sont cooptés. On est évidemment là aux antipodes de la mixité sociale. Ainsi nous prions M.MICHEL-FRANCOIS DELANNOY de tout faire enfin que Tourcoing devienne une ville ouverte au monde et moderne……
Ps: bravo pour le projet( police municipale) à Tourcoing ,
Ecrit par : kapela lonsa patrick | 04 juin 2008
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