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03 juillet 2007

Suite à un échange avec un "sage" Tourquennois

0dbb0ff3c1052cf6fd9f4745fa42e7bf.pngJe rencontrais la semaine dernière, ce que l'on appelle un "Monsieur" ; vous savez, une personnalité dotée à la fois de charisme et de sagesse. Ce Monsieur, Tourquennois engagé dans la vie de la cité à plusieurs titres, me disait que pour lui, la force de Tourcoing était de savoir établir un dialogue au delà des clivages politiques et des différences. Il me disait : ici, on se serre la main, même si l'on n'a pas les mêmes opinions.

C'est une leçon que les politiques devraient s'appliquer dans les temps qui viennent : refuser toute attaque personnelle, l'utilisation de rumeurs, la démagogie plutôt que l'esprit de responsabilité... Ce dialogue, ce dépassement du machiavelisme politique est nécessaire pour conduire le destin d'une ville ou d'un pays. Un député local disait il y a quelque temps dans un quotidien national, que pour lui, "la gauche c'est la mort". Pour moi, la droite est un "partenaire" du débat démocratique et républicain. Je la respecte à ce titre. Et c'est bien de cette manière que j'envisage pour ma part les rapports dans ma ville pour aujourd'hui et pour demain. La reconnaissance des diversités qui compose une ville n'enlève rien à ce qui constitue son unité et son identité.

Merci, Monsieur pour cette leçon de sagesse Tourquennoise. Je ne l'oublierai pas.  

Commentaires

Les citoyens n'exigent pas que les rapports soient belliqueux entre les hommes politiques. Nous ne souhaitons pas assister régulièrement aux "matches de catch" de la campagne présidentielle . Nous ne voulons pas de campagnes à la Berlusconi. Mais Polemos, la lutte, la confrontation d'idées, c'est bien le moteur de l'histoire? Sinon comment choisirons nous nos candidats s'ils sont le même "produit" avec un habillage différent (ce qu'on peut appeler en raccourci facile : bonnet blanc et blanc bonnet).
Les citoyens ne demandent pas aux hommes politiques d'être machiavéliques, bien au contraire, c'est plutôt connoté négativement. Par contre, nous voulons des hommes engagés sur des idées précises et déterminées. Nous voulons des acteurs et des penseurs, pas de la politique purée guimauve mais du politique avec du contenu, du André Gorz, du Rocard en son temps, de quoi alimenter nos cerveaux et nos réflexions. Pas de la gestion économique, pas d'opposition phagocytée par la majorité : qui va nous représenter sinon ?
Alors des rapports civils et urbains entre les hommes poliques, certes, comme dans la vie de tous les jours, comme dans la vie professionnelle, mais que diable, n'ayons pas peur d'être encore engagés. La qualité des réflexions politiques et la richesse de leur expression devraient suffire à faire contre poids à la politique spectacle qui démobilise le citoyen (tous les mêmes).
Certains d'entre nous veulent le retour du politique c'est ça qui constitue l'unité d'une collectivité pas l'économie seule.

Miette

Ecrit par : Miette | 04 juillet 2007

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