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17 janvier 2007

le débat sur la fiscalité : il faut avoir le courage de l'aborder franchement

medium_Feuille_de_declaration_de_revenus.jpgLa question fiscale sera au coeur des prochains débats politiques : il ne peut pas en être autrement car cette question recouvre à la fois celui des moyens de mener une politique et celui de la répartition des efforts et de la richesse.

La France est aujourd'hui un pays en faillite : la droite par ses choix économiques et fiscaux n'a fait que renforcer tous les déficits. Il serait irresponsable de promettre des baisses d'impôts démagogiques comme Chirac l'avait fait en 2002 et comme Nicolas Sarkozy le fait aujourd'hui. Parce que si certains impôts ont baissé, les prélèvements de toutes sortes ont augmenté pour tous : CSG, 1€ à chaque consultation chez le médecin, hausse du forfait hospitalier, hausse du prix du gaz et de l'électricité.  Je tiens tout de même à rappeler que la politique fiscale de la droite fait économiser l'équivalent d'un SMIC d'impôts par mois aux 400 000 ménages français les plus riches. Que cette "politique de classe" a largement entamé la capacité de l'Etat à faire vivre les principes de la République, le meilleur exemple étant les moyens insuffisants accordés à l'éducation ou la santé.

Ne pas promettre une baisse démagogique des impôts ne veut pas dire pour autant que l'on doit poser comme principe de les augmenter. Je pense par exemple qu'il faudrait baisser le niveau de prélévement pour les ouvriers, les employés, les couches moyennnes ou les petits commerçants qui sont les grands perdants de ces dernières années. Ils paient toujours plus. 

D'autres débats sont à ouvrir : comment simplifier le système fiscal pour que les contribuables comprennent pour quoi ils paient ? Comment renforcer la progressivité des impôts c'est à dire payer selon ses ressources ?  Comment évaluer l'efficacité d'un impôt ? Comment mieux adapter la fiscalité des entreprises (je pense surtout aux plus petites) pour favoriser la création d'emplois durables ? Comment revoir la fiscalité des collectivités locales pour que les grandes villes populaires cessent d'être pénalisées par des charges de toute nature qui induisent des impôts plus lourds ?

Aura-t-on le courage, notamment à gauche, d'aborder ces sujets ? Je le souhaite. Si cela n'était pas le cas, nous laisserions le champ libre aux démagogues. 

Je suis partisan d'une vraie révolution fiscale  pour la fiscalité des ménages qui généralise l'impôt sur les revenus (on participe en fonction de ses ressources) et supprime progressivement tous les autres, la taxe d'habitation par exemple et même la taxe foncière. C'est à la solidarité nationale d'apporter la garantie que tout le monde soit traité de la même manière et que les territoires aient les mêmes moyens pour leur fonctionnement courant. Si rien ne change, les écarts entre les régions, les départements, les communes ne cesseront de s'accroître. C'est la France des INEGALITES qui s'affirmera et toujours les mêmes qui en feront les frais. 

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