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31 octobre 2006

Quelle justice ?

medium_reforme_de_la_justice.jpgIl y a un an, l’affaire d’Outreau pointait du doigt les dysfonctionnements de notre système judiciaire. La Commission d’Enquête Parlementaire s’était attachée à mettre en évidence les imperfections et les insuffisances de la justice en avançant des propositions concrètes. Nous attendions tous une réforme digne de ce travail mettant ainsi chacun à l’abri des erreurs (toujours dramatiques) qui peuvent parfois intervenir dans une procédure de justice.

Mardi dernier, cinq mois à peine après le rapport de la Commission Parlementaire, le Garde des Sceaux, Pascal Clément a rendu sa copie devant le Conseil des Ministres.

J’avoue que ce texte ne me fait pas oublier les incohérentes lois Perben qui ont fait reculer les droits de la défense et qui ont permis la reprise en main politique de la justice. Loin de là.

Les propositions de la Commission d’enquête ont été très partiellement reprises alors qu’elles pouvaient être le point de départ d’une profonde refonte du système.

A la sérénité et au sérieux qui devaient conduire ce projet, Pascal Clément et le gouvernement y ont opposé précipitation, confusion et incompréhension.

Ce projet ne pourra en aucun cas rendre la justice plus équitable, plus durable ou plus indépendante. Le respect des droits de chacun mérite mieux qu’un texte rédigé à la sauvette, six mois avant l’élection présidentielle.

30 octobre 2006

INSUPPORTABLE

medium_violence_insupportable_a_Marseille.jpegLes événements qui se sont produits la nuit dernière à Marseille  sont horribles, insupportables, impardonnables. Ces événements nous font passer à une échelle encore plus grave dans les phénomènes de violence qui se développent en France ces dernières années. Rien, absolument rien ne peut le justifier. Ce sont des actes lâches qui méritent les sanctions les plus lourdes.

Ils sont une nouvelle démonstration des limites de la politique des coups de poing de Sarkozy. Cette politique ne résoud rien au fond et crée les conditions d'une violence encore plus grande.

Il faut que notre pays, dans ses quartiers, retrouve le chemin de la confiance pour contrer l'escalade des provocations. Il faut redonner les moyens qui ont été supprimés dans les écoles, les associations, les structures qui construisent le lien social. Il faut redonner à la police toute sa place, au plus près des habitants et de manière permanente. Il faut créer les équipements permettant de prendre en charge de manière beaucoup plus vigoureuse les mineurs délinquants multirécidivistes. Il faut aussi accompagner de manière plus exigente l'accès à l'emploi des jeunes. Bref, il faut changer de politique car ce qui est en train de se passer détruit encore un peu plus les relations entre les Français.

Il y a danger pour notre république.

29 octobre 2006

Eugène Leroy

medium_eugene_leroy.jpgTourcoing a été la ville natale ou de résidence de personnalités hors du commun. Sûrement ne les valorise t-on pas assez. Il faudra le faire davantage dans les années qui viennent.

Parmi ces grands personnages de notre ville, figure sans contestation possible Eugène Leroy. Grand peintre et plasticien du XXème siècle, il mérite d'être vraiment mis en valeur. Nous y travaillons et j'ai eu l'occasion récemment de rencontrer un de ses deux fils. Je vous invite à aller voir le site qui lui est consacré (il est répertorié sur la liste des sites que je conseille). 

25 octobre 2006

Sur les "jury citoyens" et la crise du politique

medium_assemblee_nationale.jpgOn nous disait voilà quelques temps que Ségolène Royal était une "bulle" médiatique, qu'elle n'avait pas d'idée ni de projet pour gouverner la France... Aujourd'hui, certains voudraient la faire taire ou rentrer dans le rang : elle propose trop ou plutôt, trop différemment sur la sécurité, sur la carte scolaire, sur la relation entre élus et citoyens !

Je ne sais pas si les "jury citoyens" sont une solution adaptée à la crise politique que nous traversons. Ce que je sais en revanche, c'est que l'écart entre les milieux populaires et le monde politique prend des proportions très inquiétantes pour le fonctionnement de notre démocratie. Il suffit de regarder la part toujours plus grande que prennent les expressions du refus : l'abstention, les votes extrêmes, le vote blanc ou nul... Tout cela exprime la défiance par rapport au système politique. On peut choisir de ne pas le voir, mais la réalité de cette rupture est là, dure, brutale parfois, silencieuse souvent. Cela ne concerne pas que le politique : il suffit de regarder l'évolution du taux de syndicalisation en France ou le niveau de participation aux récentes élections de représentants de parents d'élèves dans les écoles. Nous sommes dans l'obligation de chercher des réponses nouvelles.

Les élus locaux sont au contact direct de ces réalités. Je crois que c'est souvent à ce niveau que se construisent les réponses innovantes. Il est fréquent que nous cherchions les moyens de faire vivre la démocratie participative : nous le faisons à Tourcoing par des ateliers de co-production, des conseils de quartier qui rassemblent près de 3000 habitants par exemple. Avec eux,  nous  soumettons nos projets avant de les engager, nous demandons leur avis sur des actions que nous avons mises en oeuvre. Au Conseil Général du Nord, notre Président Bernard Derosier a mis en place il y a plusieurs années une instance d'évaluation de nos politiques composée de personnalités de la société civile.  C'est choquant ? C'est un péril pour notre démocratie locale ? Je ne le crois pas, bien au contraire.

Ségolène Royal, prenant appui sur ces démarches ou celles menées dans d'autres démocraties européennes fait la proposition de développer de nouvelles étapes dans la vie démocratique de notre pays. Elle prend des risques, sort des sentiers battus et rebattus, cherche des réponses à la crise politique que nous traversons. Ces propositions créent le débat ? Tant mieux ! Elle bouscule les vieux schémas ? Il était temps !

24 octobre 2006

Le mépris pour le peuple : nouvelle preuve par Sarkozy

medium_carte_de_france_des_allocataires_du_RMI.jpg

J'ai évoqué il y a quelques jours sur ce blog la décision que nous avons dû prendre concernant les Contrats d'Avenir. Je n'y reviens pas. Nous avons décidé de geler le nombre de Contrats d'Avenir pour les allocataires du RMI tant que le Gouvernement ne nous donne pas les moyens de continuer. La droite a essayé de nous faire passer pour de mauvais "solidaires".

La réponse par les faits :

Dans le Nord, 2,5 millions d'habitants et 75000 allocataires du RMI : le Conseil Général du Nord a déjà mis en oeuvre 7000 contrats d'avenir ;

Dans le Département des Hauts de Seine, présidé par M. Sarkozy, 1,4 millions d'habitants, 24000 allocataires du RMI, ...220 contrats d'avenir !!! 

C'est dire à quel point Sarkozy tient la lutte contre les exclusions pour plus que marginale.  

23 octobre 2006

Pour ceux qui s'interrogent sur les différences entre la droite et la gauche

medium_college_dans_le_nord.jpgJe suis cet après midi au Conseil Général, en séance plénière consacrée essentiellement aux moyens des collèges de notre département. Ce sont en effet les départements qui ont la compétence du fonctionnement des collèges. Je veux redire ici la priorité que représente l'éducation de notre jeunesse pour la majorité de gauche du Conseil Général.

La différence d'approche avec la droite est spectaculaire : le gouvernement supprime rentrée après rentrée des postes d'enseignant dans les écoles et les collèges. La raison ? La baisse du nombre d'élèves dans nos établissements. C'est vrai qu'il y a une baisse démographique ; et bien justement, ce serait l'occasion de développer une approche plus qualitative, pour être plus près de chaque élève. Au lieu de faire ce choix, la droite applique une approche mathémathique que j'ai évoquée ici à plusieurs reprises.

Au Conseil Général, nous proposons d'augmenter les moyens aux collèges du Nord, même s'ils comptent moins d'élèves. C'est le choix strictement inverse de celui de la droite : mettre l'éducation de notre jeunesse en priorité absolue. Ce n'est pas la règle à calcul qui gouverne c'est l'intérêt supérieur de l'enfant et des générations futures.

22 octobre 2006

La PMI : un service local de santé publique

medium_protection_maternelle_et_infantile.jpgDepuis 1984, le Conseil Général du Nord a pour compétence la protection sanitaire de la famille et de l’enfance, exercée notamment par le service départemental de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Il s’agit d’un véritable service local de santé publique. Placé sous la responsabilité d’un médecin, la PMI a pour objectif de protéger et de promouvoir la santé au sein de la famille.

Sa mission regroupe un ensemble de mesures médicales et sociales assurées au travers d’actions de prévention et de protection des femmes enceintes, des mères et des enfants de moins 6 ans. A Tourcoing, comme dans tout le Département, les centres de PMI assurent un suivi adapté aux besoins de parents et de l’enfant avant, pendant et après la naissance.

Notre ville possède trois centres de PMI : l’UTPAS rue de l’Egalité, le centre hospitalier Dron, et le centre de planification et d’éducation familiale, avenue Millet.

Les interrogations et les difficultés de chacun sont différentes. C’est pour cela que les équipes de la PMI sont à votre écoute, prêtes à vous accompagner et vous aider quelle que soit votre situation.

 

 

 

 

20 octobre 2006

Il est prêt à tout

medium_Policiers_en_banlieue.jpgAu gouvernement depuis bientôt 5 ans, solidaire de toutes les mesures qui ont précarisé la France des salariés, responsable d'un bilan qui apparaît maintenant au grand jour en matière de sécurité (avec une augmentation sans précédent des violences), M. Sarkozy essaie de reprendre l'initiative par la surenchère. Les attaques contre les policiers sont inacceptables. Mais elles font partie de son bilan, qu'il le veuille ou non ! En 2002, il faisait parti de ceux qui donnait des leçons de sécurité. Tout paraissait si simple et évident : il suffisait que la droite revienne, prenne quelques mesures et les zones de non droit disparaitraient ! Quatre ans et demi plus tard, les violences urbaines n'ont jamais été si importantes. Et je suis de ceux qui disent que ces violences sont à combattre.

Il propose aujourd'hui, une nouvelle loi ...encore une ! Une de plus pour faire comme si on agissait. Mais qu'il fasse d'abord appliquer celles qu'il a fait voter.  Ce sont des écrans de fumée pour un candidat qui panique.

Je suis inquiet devant ce spectacle. Mais je suis confiant dans la capacité de Ségolène Royal et des socialistes à démontrer que nous, nous n'utilisons pas le peuple, nous le servons.  

19 octobre 2006

Le dernier album de Bob Dylan

medium_Modern_times.jpgUn grand coup de coeur que je veux partager avec mes amis blogueurs : le dernier album de Bob Dylan, Modern Times.

Je ne vais pas faire une critique, il y en a eu d'excellentes dans toute la presse. Il est indéniable que c'est un des albums majeurs de l'ensemble de son oeuvre. Il se situe dans la continuité de  Time out of mind et de Love And Theft. Mais il  dégage une puissance et une émotion particulières ; peut-être parce que les musiques (car il y a bien des musiques) et les textes expriment de manière un peu décalée une vision juste de notre monde.

J'invite en particulier à écouter Working man's Blues 2. Un hommage aux travailleurs miniers que Dylan a rencontrés dans sa jeunesse puisqu'il vivait dans le nord du Minnesota, dans la Mesabi Range, premier centre sidérurgique américain. Et en même temps, quelle peinture réaliste du monde d'aujourd'hui.

"Tu peux rester encore un peu

 ou te battre de ton mieux sur la ligne de front

Chante un petit bout de ce blues du travailleur"

18 octobre 2006

Contrat d'avenir : les raisons du gel

medium_CG59.2.jpg
  • Une nouvelle responsabilité départementale dans un contexte social difficile

Depuis 2004, le Département a la responsabilité du versement du Revenu Minimum d’Insertion. Ce transfert s’est fait dans un contexte socio-économique difficile pour le Nord. Le nombre d’allocataires a augmenté de 16.7% en deux ans. Ainsi, près de 75 000 personnes étaient allocataires du RMI fin 2005.Face à ces difficultés, le Conseil Général du Nord a élaboré un Plan Départemental d’Insertion et a confirmé, à cette occasion, son rôle central de chef de file en matière d’insertion. Cet engagement a été le signe d’une implication forte dans la mise en oeuvre des différents dispositifs d’aide au retour à l’emploi.

  • Un engagement tenu bien au-delà des objectifs initiaux

Le PDI prévoyait, notamment, la signature de 15 000 Contrats d’avenir dans le Nord, en trois ans. Un an après sa mise en œuvre, le PDI compte plus de 7000 personnes dans ce dispositif, près de la moitié de notre objectif initial.Au niveau national, le nombre atteint seulement 33 000 signatures. Plus de 21% des Contrats d’avenir ont ainsi été signés dans notre Département.Le Conseil Général du Nord est donc le seul à s’être investi aussi significativement dans le retour à l’emploi des allocataires du RMI.

  • Un gel partiel des Contrats d’avenir

Parmi ces contrats, plus de 59% ont été conclus par les ateliers et chantiers d’insertion. Dans le souci de préserver ces dispositifs associatifs, le Conseil Général du Nord les a écartés du gel des Contrats.

  • Une escroquerie pure et simple

C’est la part du RMI consacrée au financement des Contrats d’avenir qui n’est pas pris en compte dans le calcul de la compensation.

Aujourd’hui, il manque déjà plus de 62 millions d’euros au titre de la compensation du RMI puisque l’Etat n’a pas tenu son engagement et nous a menti.

C’est là un exemple supplémentaire du marché de dupe que constitue le transfert de charges de l’Etat vers les collectivités locales.

Si nous maintenions l’objectif des 15 000 Contrats d’avenir dans le Nord, il en coûterait 78 millions d’euros par an.

C’est une situation financière insupportable et inacceptable.

Il fallait tirer le signal d’alarme !

Nous ne pouvons débloquer de tels fonds sans modifier le taux d’impôts locaux, ce que nous refusons.

Nous repoussons l’idée de voir les contribuables nordistes faire les frais des désengagements de l’Etat.

L’Etat doit prendre ses responsabilités et garantir à chacun les mêmes droits à l’emploi et à l’insertion professionnelle.

Nous devons continuer à maintenir la pression sur le gouvernement pour garantir la pérennité des Contrats d’avenir.

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