24 janvier 2012

François Hollande est prêt

C’est peu dire qu’il était attendu au tournant.

Par la droite bien sûr, dont la propagande orchestrée par la cellule riposte de l’Elysée fait tout ce qu’elle peut pour tenter de décrédibiliser le candidat socialiste à l’élection présidentielle.

Une propagande qui consiste à fournir " des éléments de langage " clés en main à des porte-voix chargés de les répéter à la virgule près dans les médias. Sauf que la fameuse cellule a beau faire flèche de tout bois, Nicolas Sarkozy ne parvient toujours pas à rattraper son retard sur François Hollande dans les intentions de vote.

Si le dernier carré Sarkozyste comptait sur un faux pas de François Hollande lors du discours qu’il a prononcé dimanche au Bourget, il en a été pour ses frais. La presse a d’ailleurs largement salué la prestation du candidat socialiste.

Attendu par la droite donc, mais aussi par une partie de la gauche y compris, dans les rangs socialistes.

Certains, sceptiques, se demandaient, c’est vrai, si François Hollande parviendrait à fendre l’armure, à sortir de lui même en quelque sorte pour laisser voir ce qu’il est vraiment.

Ceux là sont désormais pleinement rassurés. François Hollande a incontestablement l’étoffe mais aussi la personnalité pour incarner ce président rassembleur, ce président réformateur épris par dessus tout de justice sociale, ne mâchant pas ses mots pour dénoncer comme un fléau l’emprise des marchés sur l’économie réelle, ou la nécessité de s’engager vers un nouveau traité franco-allemand. Il a su affirmer clairement ses priorités : éducation, jeunesse, réindustrialisation, logement, fiscalité et dessiné ce que seront les grandes étapes de son mandat s’il est élu.

Je suis convaincu que le discours du Bourget restera comme une moment décisif qui doit conduire François Hollande à la victoire.

Une victoire qui dépasse le souhait des militants socialistes, une victoire dont le pays entier, éreinté, abîmé par le sarkozysme, a plus que jamais besoin.

19 janvier 2012

Le sommet du Président

Le sommet pour l’emploi réuni hier par Nicolas Sarkozy a accouché de mesures très en deçà de ce que le niveau du chômage aujourd’hui dans notre pays exige.

Mais cette déception n’en est pas vraiment une tant les arrières pensées électorales se voyaient comme le nez au milieu de la figure.

L’essentiel tenait en fait dans une énième mise en scène d’un Président volontariste, énergique, présent sur tous les fronts et brandissant ses armes favorites : verbe haut et promesses faciles. Comme celles qu’il a faites par exemple aux salariés de Gandrange en leur jurant que l’Etat ne les laisserait pas tomber.

Après 5 ans d’une politique qui a accéléré la désindustrialisation de la France, qui a incité les employeurs à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’aux embauches, qui a affaibli les moyens de Pôle-Emploi, le Président-candidat voulait s’offrir une session de rattrapage, mais ni ses gesticulations ni son ego sur-dimensionné ne suffisent plus à cacher son bilan.

Et à propos de bilan, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a eu la bonne idée de mettre en ligne une interview du candidat Sarkozy dans laquelle il explique, c’était en 2007, que s’il ne parvenait pas à ramener le taux de chômage à 5%, ce serait un échec et que les Français devraient en tirer les conséquences.

En plaçant François Hollande en tête des intentions de vote, c’est précisément ce qu’ils s’apprêtent à faire.

 

 

 

 

16 janvier 2012

L’école dans le collimateur du gouvernement

Dans mon dernier billet je disais combien m’inquiétaient les menaces d’asphyxie dans l’Education nationale.

Les choses se précisent maintenant pour le Nord-Pas de Calais et la saignée redoutée vire au cauchemar. 1020 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée, dont 399 professeurs des écoles (Rased compris) et 589 dans les établissements du second degré (collèges et lycées).

La traduction de cette politique de casse sera immédiate et brutale : classes surchargées, baisse de la scolarisation des 2/3ans, pénurie de remplaçants et de postes de soutien pour les enfants en difficultés. Ca c’est pour le court terme.

Mais au-delà, ce qui s’installe dans notre pays, c’est une régression des savoirs fondamentaux transmis par l’école.

Ainsi, tout dernièrement, Le Monde pointait la baisse des compétences en maîtrise de la langue des écoliers et collégiens français, attestée par des enquêtes internationales. Une dégradation d’autant plus alarmante qu’elle s’opère à contre-courant d’un mouvement général de progression dans les autres pays.

La politique irresponsable conduite par le gouvernement est en train de miner l’école républicaine qui, privée des moyens d’exercer ses missions, ne permettra plus aux jeunes, quelle que soit leur origine sociale d’acquérir les savoirs qui sont pourtant les meilleurs garants de leur épanouissement et de leur réussite.

S’il y a lieu d’apporter des changements dans notre système éducatif, il me paraît évident que la méthode proposée par François Hollande est plus responsable pour l’avenir.